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Crise du bois d'œuvre : l'UMQ demande des garanties de prêt pour les industriels

Du bois d'oeuvre (archives)

Du bois d'oeuvre (archives)

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Union des municipalités du Québec demande à Ottawa d'accorder des garanties de prêt aux industriels forestiers qui ne pourront pas échapper aux droits compensatoires à la frontière américaine.

Un texte de Jean-François Deschênes

Le 24 avril, le taux du droit compensatoire devrait être connu et imposé aux bois canadiens vendus aux États-Unis.

Les garanties de prêt permettraient d'atténuer les impacts économiques de cette mesure.

Le maire de Bonaventure et membre du comité forêt de l'UMQ, Roch Audet, prévoit une longue bataille juridique et considère qu'en attendant la conclusion de celle-ci les forestiers doivent être soutenus.

Il faut que nos industriels soient dans une position beaucoup plus "sécure" pour pouvoir fonctionner et faire fonctionner la roue.

Roch Audet, maire de Bonaventure et membre du comité forêt de l'UMQ
Un producteur de bois d'oeuvre canadienAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un producteur de bois d'oeuvre canadien

Photo : Radio-Canada

Cette demande est tout à fait justifiée pour le professeur en politique forestière à l'Université Laval, Luc Bouthillier.

Il croit que le droit frontalier pourrait s’élever jusqu'à 30 % environ, ce qui représenterait des centaines de millions de dollars en frais supplémentaires pour les industriels canadiens.

Le professeur croit que l’UMQ devrait aussi exiger qu’Ottawa impose que le bois d'oeuvre fasse partie du traité de l’ALENA et que le litige se règle dans un délai d'un an.

Il rappelle que le dernier conflit a duré de 2002 à 2006, ce qui est trop long. « Un moment donné, les industriels ont mis un genou à terre et ils disaient : non, on n'est plus capables. Négocions une entente, ça coûtera ce que ça coûtera » rappelle-t-il.

Le Canada, sans jamais s'avouer coupable, a fini par négocier une entente hors cours parce que justement le processus traînait tellement en longueur qu'il s'accumulait des milliards à la frontière.

Luc Bouthillier, professeur en politique forestière à l'Université Laval

L’UMQ se dit aussi déçue que les représentants québécois à Ottawa n’aient pas été en mesure de convaincre le gouvernement Trudeau de soutenir le secteur forestier dans le dernier budget.

drapeau-canada-usaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Frontière canado-américaine

Photo : ICI Radio-Canada

Budget provincial

Toutefois, l’UMQ félicite le gouvernement provincial dans ses efforts pour soutenir les forestiers. Il y a notamment l’enveloppe de 10 millions de dollars réservée aux propriétaires de boisés privés pour les aider à lutter contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette.

Cet investissement a aussi été salué par les députés péquistes gaspésiens Sylvain Roy et Gaétan Lelièvre.

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