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Crise du verglas : Énergie NB estime ses coûts à 30 millions de dollars

Cinq monteurs de lignes sur des poteaux

Des monteurs de lignes effectuant des réparations entre Shippagan et Lamèque durant la crise du verglas.

Photo : Radio-Canada / Bridget Yard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La société Énergie NB estime que les travaux de réparation effectués lors de la crise du verglas de l'hiver dernier lui ont coûté 30 millions de dollars.

Lynn Arseneault, vice-présidente au service à la clientèle d'Énergie NB, a annoncé ce montant dimanche dans le cadre de la première assemblée publique sur la crise du verglas, qui se déroule à la Polyvalente W.-A.-Losier, à Tracadie.

« Alors, le coût estimé à ce temps-ci pour la crise du verglas est à 30 millions de dollars. Ces coûts incluent toute la main-d’oeuvre, l’équipement qui a été remplacé. Ça inclut aussi le logement, la nourriture, tout ce que ç’a pris pour [appuyer] les équipes pendant la crise du verglas, pendant 12 jours », a souligné Lynn Arseneault.

« L’effort de rétablissement de la crise du verglas, c’est le plus important et le plus coûteux dans l’histoire d’Énergie NB. »

— Une citation de  Lynn Arseneault, vice-présidente au service à la clientèle d'Énergie NB

Le montant de 30 millions de dollars comprend aussi les coûts des équipes dépêchées en renfort par les provinces voisines. Jusqu'à 380 équipes de réparateurs au total ont été déployées durant la crise.

Il s'agit uniquement des dépenses d'Énergie NB. La somme ne comprend pas, par exemple, le programme d'aide aux sinistrés ni les autres dépenses du fédéral, du provincial et des municipalités.

Une tempête de pluie verglaçante, du 24 au 25 janvier, a entraîné l’écroulement de très nombreux poteaux électriques dans certaines régions de la province, particulièrement dans la Péninsule acadienne. Selon la société Énergie NB, les pannes successives durant la crise ont touché au total plus de 200 000 abonnés. Tous ses abonnés dans la Péninsule acadienne ont été privé de courant à un moment ou un autre durant la crise. Il a fallu une douzaine de jours pour rétablir complètement le courant dans la province.

Des gens dans une salle discutent en petits groupes Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les citoyens participant à l'assemblée à Tracadie ont discuté de ce qui a bien marché durant la crise, de ce qui a moins bien été et de ce qui a constitué des échecs.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Les assemblées publiques sont dirigées par la greffière du Conseil exécutif et chef de la fonction publique, Judy Wagner. Elle doit présenter son rapport et des recommandations d’ici le mois de juillet.

Enquête publique indépendante réclamée

Des citoyens et la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) réclament pour leur part une commission d’enquête indépendante sur la crise du verglas. Cette dernière précise qu’elle ne veut pas dénigrer l’initiative des assemblées publiques, mais elle croit que cet exercice est insuffisant étant donné l’ampleur de la crise du verglas.

« Une commission indépendante avec le droit de commander des témoins et tout ça, c’est de répondre à la question de qui savait quoi et quand, comment les choses se sont déroulées. On a vu des hésitations de la part de nos autorités, et dans la situation comme un événement de ce type-là, on n’a pas à hésiter, on a à agir », affirme Ali Chaisson, directeur général de la SANB.

Les prochaines assemblées publiques auront lieu dans les jours suivants à Richibucto, à Miramichi, à Lamèque et à Bas-Caraquet.

Avec des informations de François Vigneault

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