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Dans une ère de fausses nouvelles, pas de risque à prendre avec les poissons d’avril

Les poissons d'avril s'agitent dans les médias une fois par année.

Les poissons d'avril s'agitent dans les médias une fois par année.

Photo : iStock

Catherine Mathys
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des journaux suédois et norvégiens ont annoncé aujourd'hui qu'ils ne publieront pas de canulars le 1er avril afin de ne pas participer à la prolifération de fausses nouvelles.

Magnus Karlsson, rédacteur en chef du journal Smålandsposten, souhaite que son média soit associé uniquement aux vraies nouvelles, et ce, même le 1er avril. Il est loin d’être le seul. D’autres journaux, comme Dalarnas Tidningar, Hallpressen et Västerbottens-Kuriren, ont décidé d’emboîter le pas.

Il faut rappeler que dernièrement, la Suède a été impliquée malgré elle dans une fausse nouvelle. En février dernier, un supposé expert en sécurité nationale avait été interviewé sur Fox News, mais aucune autorité suédoise ne connaissait celui-ci.

Des médias norvégiens ont également indiqué leur intention d’abandonner la tradition du poisson d’avril cette année.

Des directives pour le 1er avril

Le groupe CNW, qui diffuse des communiqués de presse aux médias, a également fait part de ses directives pour l’occasion.

Ainsi, de faux communiqués pourront être diffusés, mais ils devront être accompagnés d’un avis formel afin d’éviter que des médias les couvrent comme s’il s’agissait d’une vraie nouvelle. Cette pratique est en vigueur chaque année au groupe CNW le 1er avril, mais cette fois, on donne davantage de raisons de la mettre en œuvre.

Cette mesure vise bien sûr à empêcher les journalistes de tomber dans le piège, mais aussi à éviter de duper le lecteur. Les fausses nouvelles créent de la confusion. Une récente étude menée par le Pew Research Center indique que 23 % des internautes ont partagé une fausse nouvelle, parfois de façon volontaire.

Nous aurons donc droit aux blagues du 1er avril au Canada. Pourvu qu’on les relaye comme telles.

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