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Des frais de dossier d’immigration similaires à une taxe d’entrée, selon des Manitobains

Des manifestants devant le palais législatif du Manitoba, à Winnipeg

Des manifestants réunis devant le palais législatif du Manitoba vendredi ont dénoncé l'action du gouvernement, comparant les frais de dossier à la taxe d'entrée imposée aux Sino-Canadiens il y a plus de 100 ans.

Photo : Radio-Canada / Sean Kavanagh

Radio-Canada

De nouveaux frais de dossier pour les immigrants postulant au Programme des candidats du Manitoba continuent à susciter des critiques envers le gouvernement progressiste-conservateur.

Une vingtaine de manifestants réunis devant le palais législatif du Manitoba vendredi ont crié shame (« honte à vous ») à l'intention du gouvernement, comparant les frais de dossier à la taxe d'entrée imposée aux Sino-Canadiens il y a plus de 100 ans.

Cette obligation figure parmi plusieurs changements au programme pour attirer une main-d’oeuvre hautement qualifiée ainsi que des gens d’affaires dans la province des Prairies. Les modifications entreront en vigueur le 1er avril.

Le groupe de citoyens devait rencontrer vendredi matin le ministre manitobain de l’Immigration, Ian Wishart, mais le ministre a remis la réunion à la semaine prochaine.

Un des manifestants, le professeur d’histoire Henry Heller, de l’Université du Manitoba, croit que le fait de débourser 500 $ est une « obligation lourde » imposée aux postulants et pourrait avoir un effet négatif sur le nombre de personnes choisissant de s’installer dans la province.

Je pense que [la remise de la rencontre] représente très bien l’attitude rogue de ce gouvernement. Comme [ses membres] ont une majorité confortable, ils croient que, maintenant, ils peuvent faire ce que bon leur semble. Ils se moquent de ce que pensent les citoyens.

Henry Heller, professeur d'histoire à l'Université du Manitoba

L’organisatrice du rassemblement, Lizeth Ardila, souligne que « l’imposition de frais de dossier n’est pas dans l’intérêt primordial du Manitoba », précisant que les « immigrants contribuent de façon économique et culturelle à [la] province ».

Des frais réinvestis

La province défend le changement au programme, insistant sur le fait que l’argent récupéré sera réinjecté dans des formations linguistiques destinées aux nouveaux arrivants et servira à les aider à trouver un emploi.

Un porte-parole du ministre Wishart fait valoir dans un communiqué envoyé vendredi que la Colombie-Britannique, l’Ontario, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard exigent des frais de dossier pour les travailleurs qualifiés qui postulent. Il assure que ces provinces n’ont pas connu de réduction de candidatures.

Selon un texte de Sean Kavanagh (CBC News)

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