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Changements demandés dans la détection de la maladie de Lyme

La maladie de Lyme peut être transmise par une tique.
La maladie de Lyme peut être transmise par une tique. Photo: iStock
Radio-Canada

L'Association québécoise de la maladie de Lyme réclame une révision des protocoles québécois et canadien dans la détection de la maladie. L'Association soutient que les protocoles suivis dans les laboratoires au Canada concluent trop souvent à un diagnostic négatif de la maladie.

Des membres de l’Association entendent manifester le 3 juin dans plusieurs villes pour réclamer une mise à jour des protocoles.

« Ce qu’on conteste, c’est que nos tests ne sont pas vraiment adéquats et performants et souvent, les membres de l’Association, ce qu’ils nous disent, c’est qu’ici au Québec, ils ne sont pas testés positifs, mais aux États-Unis, ils le sont. »

La porte-parole de l’Association, Rachel Guignard, affirme qu’une centaine de membres de l’Association ont reçu un diagnostic négatif de la maladie au Québec, alors qu’ils ont été déclarés positifs en consultant des laboratoires privés aux États-Unis.

La porte-parole de l'Association québécoise de la maladie de Lyme, Rachel GuignardLa porte-parole de l'Association québécoise de la maladie de Lyme, Rachel Guignard Photo : Radio-Canada

Mme Guignard soutient que des patients mal diagnostiqués sont ainsi privés de traitements qui pourraient améliorer leur état de santé.

La maladie de Lyme est causée par une bactérie transmise par la piqûre d'une tique infectée. Plusieurs symptômes, dont une éruption rouge circulaire autour de la piqûre, une grande fatigue, de la fièvre, des frissons, des douleurs musculaires et articulaires, sont associés à la maladie.

Source : Santé Canada

Mise en garde

L'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) croit au contraire que les protocoles mis en place pour détecter la maladie de Lyme sont fiables.

« Les protocoles qui sont utilisés au Québec, au Canada et même aux États-Unis dans la majorité des laboratoires scientifiques et américains font l’objet d’un consensus scientifique et médical qui recommande une approche en deux étapes et permet des résultats qui sont le plus fiables possible », affirme François Milord, médecin-conseil de l'INSPQ.

François Milord, médecin-conseil de l'INSPQFrançois Milord, médecin-conseil de l'INSPQ Photo : Radio-Canada

Il fait une mise en garde contre les laboratoires privés aux États-Unis qui appliquent une méthode de diagnostic en une étape et ne testant la présence que d’une ou deux protéines plutôt que cinq, comme le recommande la communauté scientifique.

« Cette approche-là fait en sorte que le seuil pour déclarer qu’une personne a un résultat positif est plus bas, et ça, malheureusement, ça augmente le risque de résultats faussement positifs et on est orienté dans la mauvaise direction par rapport à son diagnostic. »

De plus, François Milord rappelle que seul le test de laboratoire ne suffit pas pour poser un diagnostic positif ou négatif. Les médecins doivent aussi prendre en compte l’historique des symptômes des patients et une exposition aux tiques dans les semaines ou les mois qui ont précédé les symptômes.

Le Collège des médecins mentionne quant à lui que la maladie de Lyme peut toutefois être difficile à diagnostiquer puisque les symptômes sont très généraux et peuvent être associés à de nombreuses maladies différentes.

Québec

Santé