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Le président du Venezuela accusé d'avoir mené un coup d'État

Un partisan de l'opposition, qui manifeste contre le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduros, tient un drapeau du Venezuela.

Un partisan de l'opposition manifeste contre le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduros.

Photo : Reuters / Marco Bello

Radio-Canada

L'opposition vénézuélienne et la communauté internationale ont accusé le président Nicolas Maduro d'avoir mené un « coup d'État », après que la Cour suprême du Venezuela eut décidé d'assumer les pouvoirs de l'Assemblée nationale.

La Cour suprême du pays, qui est réputée pour être près du pouvoir, a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi qu'elle exercera directement « les compétences parlementaires », et ce « tant que l'Assemblée nationale sera hors-la-loi ».

La crise politique qui frappe le pays depuis que l'opposition antichaviste a remporté la majorité des sièges de l'Assemblée nationale, en 2015, semble s'empirer.

Déjà, depuis janvier 2016, le Tribunal suprême de justice (la Cour suprême du Venezuela) a annulé systématiquement toutes les décisions de l'Assemblée nationale, en raison de l'investiture de trois députés antichavistes accusés de fraude électorale.

La Cour suprême a par ailleurs levé mardi l'immunité parlementaire dont jouissaient les députés.

Qui sont les antichavistes?

Le terme antichaviste est né du nom de l'ancien président vénézuélien, décédé en 2013, Hugo Chavez.

Les opposants à l'actuel président du Venezuela, Nicolas Maduro, sont appelés les antichavistes, puisque Maduro a été désigné par Chavez comme son successeur.

Décision dénoncée

Les critiques n'ont pas tardé à affluer. L'Union européenne, les États-Unis, le Brésil, la Colombie, le Chili, et le Mexique ont condamné la « rupture de l'ordre constitutionnel » ou le « coup d'État ».

Le Pérou, qui a également dénoncé la décision du plus haut tribunal du Venezuela, a rappelé son ambassadeur en poste à Caracas.

Des appels à l'action ont par ailleurs été formulés par des opposants au président Maduro. Par exemple, le président de l'Assemblée nationale du Venezuela, Julio Borges, a appelé l'armée à sortir de son mutisme face à cette violation de la Constitution.

Le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro, a quant à lui sollicité la convocation d'une réunion d'urgence du conseil permanent de l'OEA pour discuter de la situation au Venezuela.

Henrique Capriles, qui a été l'adversaire de Nicolas Maduro aux législatives de 2013, a également demandé l'aide de la communauté internationale, soutenant qu'une « dictature règne » au Venezuela. « Si la communauté internationale reste ferme, exigeant des élections, nous sommes convaincus que le gouvernement devra faire marche arrière. Nous insistons sur une solution démocratique », a-t-il déclaré de la Colombie.

Un ancien adversaire de Nicolas Maduro aux législatives de 2013, Henrique Capriles, regarde devant lui les yeux écarquillés.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un ancien adversaire de Nicolas Maduro aux législatives de 2013, Henrique Capriles, s'adresse aux médias lors d'une conférence de presse à Bogota, en Colombie.

Photo : Reuters / Jaime Saldarriaga

L'opposition cherche depuis des mois à obtenir la révocation du successeur d'Hugo Chavez, qu'elle accuse d'incompétence et de tendances dictatoriales. Malgré ses efforts, un référendum pour obtenir sa révocation n'a pu être organisé l'an dernier.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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