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Les changements climatiques pourraient avoir des répercussions au parc national de la Mauricie

Parc national de la Mauricie

Parc national de la Mauricie

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quoi qu'en disent ou en pensent les climatosceptiques, les changements climatiques auront des effets importants sur la faune et la flore de l'Amérique du Nord, conclut une étude. Les résultats démontrent notamment que les espèces les plus vulnérables devront carrément quitter le parc national de la Mauricie pour survivre, et ce, assez rapidement.

Un texte de Marie-Pier Bouchard

Impossible pour l’instant d’identifier les espèces qui seront touchées, mais une chose est sûre, d'après le chercheur scientifique au Service canadien des forêts chez Ressources naturelles Canada, Marc-André Parisien, certains animaux devront obligatoirement se déplacer pour retrouver les conditions de leur habitat actuel.

Le chercheur estime que les climats que l’on retrouve dans les zones protégées d’aujourd’hui vont migrer, dans certains cas, très au nord, à plus de 1000 kilomètres d'ici 100 ans.

Quand on parle d’une migration de climat de 1000 kilomètres en 100 ans, pour une espèce, si tu veux suivre le climat, de 10 kilomètres par année.

Une citation de : Marc-André Parisien, chercheur scientifique au Service canadien des forêts, Ressources naturelles Canada
Marc-André Parisien, chercheur scientifique au Service canadien des forêts chez Ressources naturelles CanadaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marc-André Parisien, chercheur scientifique au Service canadien des forêts chez Ressources naturelles Canada

Photo : Radio-Canada

S'il est probable que des espèces désertent le parc national de la Mauricie, d’autres provenant de secteurs plus au sud pourraient s’y installer, selon les données de l’équipe de Marc-André Parisien.

« Les changements climatiques, c'est maintenant. »

Marc-André Parisien affirme que les effets des changements climatiques sont déjà palpables sur la faune et la flore.

Il s’appuie sur le fait que l’on retrouve de nouvelles espèces d’oiseaux et d’insectes au Québec à peu près tous les ans.

M. Parisien mentionne que « les changements climatiques vont s’opérer rapidement et il faut agir ».

Si on prend notre temps, on va peut-être perdre des espèces ou des processus écologiques sur lesquels on compte.

Une citation de : Marc-André Parisien, chercheur scientifique au Service canadien des forêts, Ressources naturelles Canada

Malgré tout, il affirme que le Canada tire bien son épingle du jeu grâce à une végétation naturelle abondante.

Dans d’autres coins de l’Amérique du Nord il y a moins d’espoir parce que les climats actuels vont se retrouver dans une grande ville, un champ de maïs. Pas d’option pour la création de nouveaux parcs.

Une citation de : Marc-André Parisien, chercheur scientifique au Service canadien des forêts, Ressources naturelles Canada
Parc national de la Mauricie en étéAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Parc national de la Mauricie en été

Photo : Radio-Canada

Un outil précieux

Le chercheur considère que l’étude devrait servir de guide pour la création de nouveaux parcs et de nouvelles zones protégées.

Une démarche qui pourrait assurément faciliter la migration des espèces vers d'autres secteurs et ainsi permettre de suivre de près les espèces qui pourraient venir s’établir dans le parc de la Mauricie, selon Marc-André Parisien.

Il faut commencer à penser à quoi va ressembler notre réseau des aires protégées dans 10, 20, 50, 100 ans.

Une citation de : Marc-André Parisien, chercheur scientifique au Service canadien des forêts, Ressources naturelles Canada

Le chercheur considère que son prochain défi est de préciser les déplacements des espèces afin d'identifier les régions qui risquent de devenir des refuges lorsque les changements vont s'accélérer.

Parc national de la MauricieAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Parc national de la Mauricie

Photo : Radio-Canada

De l'espoir

L’équipe de Marc-André Parisien a étudié plus de 4500 aires protégées qui couvrent 2,25 millions de kilomètres un peu partout en Amérique du Nord.

Sa conclusion, c'est que 1,95 million de kilomètres carrés d’aires protégées sont vulnérables et risquent de ne pas pouvoir préserver les espèces ainsi que les écosystèmes qui s'y trouvent.

Les impacts possibles sur les aires protégées sont :

  • Perte de biodiversité ;
  • Migration d’espèces, tant végétales qu’animales, qui devraient fuir les aires protégées pour espérer survivre ;
  • Altération des perturbations naturelles (feux, infestations d’insectes, inondations) qui peuvent agir comme catalyseurs de l’évolution des écosystèmes ;
  • La modification ou la disparition des milieux à protéger compliquera la tâche des responsables de la planification des aires protégées.

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