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Syrie : le départ de Bachar Al-Assad n'est plus la priorité des États-Unis

L'ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Nikki Haley, vêtue d'une robe bleu poudre, parle dans un micro.
L'ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Nikki Haley Photo: Associated Press / Bebeto Matthews
Radio-Canada

En Syrie, les États-Unis n'ont plus comme priorité d'obtenir le départ du président Bachar Al-Assad, a annoncé jeudi l'ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Nikki Haley.

« Notre priorité n'est plus de nous asseoir ici et de nous focaliser sur les moyens de faire partir Al-Assad. Notre priorité est de regarder vraiment comment nous pouvons faire progresser les choses, avec qui nous devons travailler pour améliorer véritablement le sort des gens en Syrie », a-t-elle déclaré devant des journalistes.

Nous ne pourrons pas forcément nous focaliser sur Al-Assad comme l'a fait la précédente administration.

Nikki Haley, ambassadrice des États-Unis aux Nations unies

De son côté, le nouveau secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, qui était en visite à Ankara, en Turquie, a affirmé que le sort du président syrien « sera décidé par le peuple syrien ».

Syrie : l'engrenage de la guerre  

Un changement annoncé

Au cours de la campagne électorale, le nouveau président américain Donald Trump avait soutenu qu'il fallait établir des priorités dans le dossier syrien et qu'il faudrait en finir avec le groupe armé État islamique (EI) avant de se pencher sur l'avenir de Bachar Al-Assad.

Sous l'administration Obama, les États-Unis avaient toujours soutenu les rebelles qui luttaient contre le régime de Damas. L'ancien président des États-Unis, Barack Obama, avait déclaré en août 2011 que le président syrien devait partir.

L'opposition syrienne refuse tout « rôle » à Al-Assad

L'opposition syrienne au régime de Bachar Al-Assad a déclaré, quant à elle, refuser tout « rôle » pour le président syrien, maintenant et dans le futur.

L'opposition n'acceptera jamais que Bachar Al-Assad ait un rôle à aucun moment [...], notre position ne va pas changer.

Monzer Makhos, un porte-parole du Haut comité des négociations

Farah Atassi, une porte-parole du Haut comité des négociations (HCN), qui regroupe les principaux groupes de rebelles, a affirmé que l'opposition syrienne désirait que les États-Unis aient un « plus grand rôle, et [un rôle] plus décisif » dans le dossier syrien.

Des pourparlers de paix entre les grands acteurs du conflit syrien ont repris à Genève il y a une semaine. L'espoir de voir des avancées est toutefois faible, étant donné la poursuite des violences.

Des négociations de paix sur la Syrie ont commencé il y a plus d'un an.

Le chef d'un groupe de l'opposition syrienne Nasr Al-Hariri, vêtu d'un veston gris et d'une cravate rayée, participe à des négociations de paix à Genève, en Suisse. Le chef d'un groupe de l'opposition syrienne Nasr Al-Hariri (à droite) participe à des négociations de paix à Genève, en Suisse. Photo : Reuters / Xu Jinquan

Des millions de déplacés

La guerre civile qui perdure en Syrie a obligé plus de cinq millions de Syriens à fuir leur pays depuis 2011, a indiqué jeudi le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

L'organisation a rappelé que la communauté internationale s'est engagée, il y a un an, à accueillir quelque 500 000 réfugiés. Seulement la moitié de ces places aurait maintenant été accordée.

L'ONU évalue que 6,3 millions de personnes de plus ont été déplacées à l'intérieur des frontières du pays.

La Turquie, qui accueille le plus grand nombre de réfugiés syriens, en a reçu environ 2,97 millions à ce jour. Le Liban et la Jordanie hébergent eux aussi des centaines de milliers de Syriens.

Une femme transporte un garçon sur son dos et se dirige vers des zones contrôlées par les rebelles syriens.Des personnes qui ont fui les zones entourant le fleuve Euphrate, près de la ville syrienne de Raqqa, se dirigent vers des zones contrôlées par les rebelles. Photo : Reuters / Rodi Said

L'aide humanitaire reste difficile

L'aide humanitaire demeure aussi difficile qu'à pareille date l'an dernier, souligne Stephen O'Brien, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, qui espérait une amélioration de la situation en 2017. Pour chaque convoi d'aide qui se rend à destination, a-t-il ajouté, plusieurs autres sont paralysés par les délais du régime syrien.

M. O'Brien mentionne aussi que certains groupes rebelles « continuent aussi à menacer ou à refuser de collaborer avec les travailleurs humanitaires ».

Avec les informations de Reuters, Agence France-Presse, et Associated Press

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