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Les chefs autochtones réclament une enquête du coroner sur le feu de Pikangikum

Une résidence a été complètement détruite à Pikangikum en 2016.

Une résidence a été complètement détruite à Pikangikum en 2016.

Photo : Kyle Peters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chefs de Premières Nations du Nord de l'Ontario demandent une enquête du coroner en lien avec l'incendie qui a fait 9 morts l'an dernier à Pikangikum.

Ils souhaitent qu'on enquête sur les mesures de sécurité incendie dans les communautés de la Nation Nishnawbe Aski.

Le 29 mars dernier, un incendie dans une résidence de la communauté éloignée de Pikangikum, située à 500 kilomètres au nord de Thunder Bay, a fait neuf morts, dont trois enfants de moins de cinq ans. Peu après la tragédie, les enquêteurs ont confirmé que toutes les victimes étaient mortes par asphyxie.

« C'est inacceptable que des feux résidentiels continuent de prendre des vies dans nos communautés », a dit le grand chef Alvin Fiddler dans un communiqué de presse émis jeudi matin.

« Nous demandons une enquête à propos de la sécurité incendie à la mémoire de tous ceux que nous avons perdus à cause du feu et pour éviter que cela se reproduise. »

— Une citation de  Alvin Fiddler, Grand chef de la Nation Nishnawbe Aski

Les pompiers des Premières Nations de l'Ontario et le chef régional de l'Ontario, Isadore Day, ont également réclamé la tenue d'une enquête.

Une étude menée par le gouvernement fédéral en 2010 avait déterminé que les gens qui vivent sur une réserve sont dix fois plus à risque de mourir dans un feu résidentiel que la moyenne nationale.

« C'est quelque chose dont nous devons nous préoccuper », a affirmé Alvin Fiddler à CBC, tout en ajoutant qu'il aimerait voir « des solutions qui nous aideront à prévenir les incendies dans le futur ».

La communauté de Pikangikum est située au nord-ouest de Thunder Bay.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La communauté de Pikangikum est située au nord-ouest de Thunder Bay.

Photo : Radio-Canada

Dans les dernières années, des feux mortels ont également fait rage dans les Premières Nations de Nibinamik, de Wunnumin Lake, et de Mishkeegogamang, qui sont toutes situées dans des territoires de la Nation Nishnawbe Aski.

Alvin Fiddler aimerait que l'on s'attarde aux problèmes systémiques qui peuvent contribuer à de tels incidents.

La Nation Nishnawbe Aski dit avoir envoyé une lettre au Bureau du coroner en chef dans laquelle elle constate que de nombreuses morts semblent avoir les mêmes causes. Elle demande un examen complet afin d'améliorer la sécurité publique.

« La surpopulation, des normes de bâtiments insuffisantes et un manque d'équipement pour les pompiers continuent de mettre des vies en danger à Pikangikum et dans les autres communautés. »

— Une citation de  Dean Owen, Chef de la Première Nation de Pikangikum
La Première Nation de Pikangikum, dans le Nord de l'Ontario, a organisé une veillée à la bougie pour prier et rendre hommage aux victimes d'un incendie qui a fait au moins neuf morts en 2016.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La Première Nation de Pikangikum, dans le Nord de l'Ontario, a organisé une veillée à la bougie pour prier et rendre hommage aux victimes d'un incendie qui a fait au moins neuf morts en 2016.

Photo : Kyle Peters

Le coroner en chef de l'Ontario, Dirk Huyer, a confirmé à CBC qu'il a bel et bien reçu une demande de la Nation Nishnawbe Aski et qu'il la prend très au sérieux.

« De toute évidence, ces morts sont des tragédies et je tiens à exprimer mes condoléances. Je crois également qu'il y a des causes systémiques qu'il faut identifier. »

— Une citation de  Dirk Huyer, Coroner en chef de l'Ontario

Il affirme considérer toutes les options, dont une enquête de son bureau.

Il prévoit rencontrer le Commissaire des incendies de l'Ontario et les chefs des Premières Nations pour discuter des prochaines étapes.

Avec les informations de CBC

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