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Un robot révolutionnaire pour des chirurgies de la prostate au CHUS-Fleurimont

Le robot da Vinci possède quatre bras : trois qui peuvent manipuler des instruments, un avec une caméra. Il est opéré à distance par un chirurgien. C'est une très grosse machine dont les bras, très petits, laissent de plus petites incisions dans la peau du patient.

Le robot da Vinci possède quatre bras : trois qui peuvent manipuler des instruments, un avec une caméra. Il est opéré à distance par un chirurgien.

Photo : CHUS

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Avec ses quatre bras et ses allures de pieuvre, le robot da Vinci Xi est considéré comme une petite révolution dans le monde des chirurgies en urologie au CHUS-Fleurimont. Non seulement il améliore la précision et la vision des chirurgiens, mais les effets néfastes sur les patients sont grandement diminués.

Un texte de Christine Bureau

« Ça change vraiment la façon de faire les choses. Par exemple, aux États-Unis maintenant, plus de 85 % des chirurgies [de la prostate] sont faites par robotique. On est vraiment contents de pouvoir compter sur cette nouvelle technologie au CHUS », lance le Dr Patrick Richard, urologue-oncologue.

Il fait partie des trois chirurgiens du département d'oncologie qui sont présentement formés pour utiliser le robot da Vinci. À court terme, quatre autres chirurgiens seront formés : deux en gynécologie et deux en oto-rhino-laryngologie.

Depuis le 9 mars, au CHUS, quatre opérations ont été menées, toutes des ablations de la prostate pour traiter un cancer. Les résultats sont remarquables.

« Le robot, c'est une machine qui est contrôlée à distance par le chirurgien. Chaque bras du robot - il y en a quatre - mesure moins d'un centimètre, ce qui nous permet de faire une chirurgie avec de petites incisions », soutient le Dr Richard.

C'est la raison pour laquelle le patient a moins de douleur, et la raison pour laquelle il est capable de reprendre sa vie plus rapidement qu'auparavant

Une citation de : Dr Patrick Richard

La machine est manoeuvrée à distance par un chirurgien, un autre reste aux côtés du patient au cas où il y aurait un changement d'instruments à faire, par exemple.

Le Dr Patrick Richard est urologue-oncologue au CHUS-Fleurimont. On l'aperçoit ici lors de la conférence de presse qui a permis de dévoiler le robot da Vinci Xi. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dr Patrick Richard, urologue-oncologue. a participé aux opérations menées jusqu'à maintenant avec le robot da Vinci.

Photo : Radio-Canada

Nombreux avantages

Pour le chirurgien, la caméra en 3D du robot da Vinci réussit à grossir de 10 à 12 fois les images captées par l'œil humain. Il peut également opérer plus précisément pour préserver les nerfs pour la fonction sexuelle et les muscles responsables de la continence urinaire.

« Ça améliore grandement la qualité de vie du patient », assure-t-il.

Le premier patient opéré pour la prostate est Robert Rodney, un résident de Windsor. Ce dernier s'avoue lui-même surpris des résultats. Il a pu sortir de l'hôpital le lendemain de la chirurgie, alors qu'avec la méthode traditionnelle, le patient reste de deux à trois jours à l'hôpital.

Premièrement, suite à l'opération, il n'y a pas eu de saignements, il n'y a pas eu d'infections. J'ai pu sortir le lendemain de l'opération. Je peux vaquer à mes affaires - modérement, mais je peux faire ce que je peux, mais il n'y a aucun problème, il n'y a pas de douleur.

Une citation de : Robert Rodney, patient

Les coûts

Si le robot est un don de 6 millions de dollars de la Fondation du CHUS, les coûts opérationnels incombent au CIUSSS de l'Estrie - CHUS.

« On est nettement au-dessus de 100 000 $ pour la prochaine année qui va commencer le 1er avril et ça va augmenter selon l'activité du robot », explique le Dr Stéphane Tremblay, directeur adjoint à la santé physique. Par contre, la clientèle est malade moins longtemps, reste moins longtemps à l'hôpital. Il y a des coûts qui sont épargnés là. »

D'autres hôpitaux du Québec possèdent un robot da Vinci. Par contre, le CHUS est le premier au Canada à en intégrer un de la génération « Xi », qui est à la « plus fine pointe de la technologie », selon le Dr Richard. Ce dernier est même prêt à parier que le nouvel appareil permettra d'attirer de nouveaux chirurgiens à Sherbrooke.

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