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Janina Fialkowska : « la musique de Chopin unit les gens »

Photo de Janina Fialkowska
Janina Fialkowska Photo: fialkowska.com

De passage en Colombie-Britannique durant sa tournée mondiale, la grande pianiste montréalaise Janina Fialkowska revient sur sa carrière et sa passion pour le compositeur Frédéric Chopin.

« Avec un nom - Janina Fialkowska - archi polonais, il faut jouer du Chopin : c’est le héros national. Même l’aéroport à Varsovie s’appelle Fréderic-Chopin! », raconte Janina Fialkowska dans un éclat de rire au micro de l’émission Boulevard du Pacifique.

La pianiste de 65 ans et spécialiste de l'œuvre de Chopin offre un récital consacré au compositeur légendaire jeudi soir au théâtre Grosvenor du Centre Kay Meek, à West Vancouver.

« Pour moi, Chopin était le meilleur pour l’instrument, pour le piano, poursuit-elle. Il a fait évoluer le piano en son temps, c’est devenu moderne. Il en a exploré toutes les possibilités et c’est lui qui a vraiment créé cette nouvelle technique de piano et influencé tous les compositeurs de son temps et même au-delà. »

Ce qu’elle aime par-dessus tout chez Chopin, c’est l’universalité de ses mélodies, de ses rythmes : « La musique de Chopin unit les gens. On écoute Chopin, et nous ne sommes plus Québécois, Coréens ou Algériens. Nous sommes tous chopinistes. »

Une des premières femmes pianiste de concert d'Amérique du Nord

La carrière de Janina Fialkowska a pris son envol dans les années 1970 lorsqu’elle reçoit un prix au concours Rubinstein en Israël. Elle est alors repérée par Arthur Rubinstein en personne, qui devient son mentor. Moins de deux ans plus tard, plus d’une quarantaine de concerts lui sont programmés.

« Il avait 88 ans, il savait qu’il devenait aveugle. Il cherchait quelqu’un pour passer son expertise. J’étais là, une jeune fille canadienne avec un nom polonais, et il a aimé la façon dont je jouais Chopin », raconte Janina Fialkowska.

« Je savais que j’étais chanceuse, sans lui je ne sais pas ce qu’il serait arrivé. J’aurais probablement fait des études de droit, confie-t-elle. Car, à l’époque, c’était très dur pour une fille en Amérique du Nord de faire pianiste de concert. Nous étions destinées à être professeures de piano. J’ai été une des premières. »

Janina Fialkowska a remporté, en 2012, le Prix du gouverneur général pour les arts du spectacle, sa plus belle réussite, dit-elle : « Ç'a été probablement le plus beau jour de ma vie avec mon mariage. Ça me fait quelque chose que mon pays me reconnaisse, j’en suis très fière », conclut-elle.

Colombie-Britannique et Yukon

Musique