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Deux fois plus de réfugiés arrivés à pied en C.-B. qu'en 2016

Photo de la frontière entre le Canada et les États-Unis à Surrey en Colombie-Britannique

La frontière entre le Canada et les États-Unis à Surrey en Colombie-Britannique

Photo : La Presse canadienne / Daryl Dyck

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le nombre de demandeurs d'asile qui se présentent à la frontière de la Colombie-Britannique depuis les États-Unis a doublé depuis le début de l'année comparativement à 2016. Ce sont très souvent des organismes à but non lucratif, à bout de souffle, qui les prennent en charge dans leurs premiers pas au Canada.

Depuis sa demeure frontalière à la ville de Surrey, l’Américain Dan Gustafson est aux premières loges. Il voit défiler de plus en plus de sans-papiers incognito devant ses fenêtres : « Le champ est toujours libre ici. Un simple ruisseau sépare le Canada des États-Unis. Les demandeurs d'asile filent ensuite vers Vancouver », raconte-t-il.

Même constat dressé par Mario Ayala, directeur de l’organisme Inland Refugee Society, qui les accueille une fois qu’ils sont dans la métropole britanno-colombienne. « Ils arrivent souvent par autobus, puis ils courent et sautent littéralement au Canada. Ce sont surtout des familles, beaucoup de latinos qui se sentent persécutés depuis l'élection de Donald Trump », explique-t-il.

Des mois « en mode survie »

Et sa collègue Julia St-Pierre de poursuivre : « Lorsque les gens entendent Justin Trudeau dire à la télévision que les réfugiés sont les bienvenus au Canada, ils ne réalisent pas que cela peut vouloir dire des mois en mode survie car les moyens des organismes d'aide sont limités ».

Le gouvernement fédéral finance l'aide pour les immigrants. Une autre enveloppe budgétaire est allouée aux provinces et aux municipalités pour l'encadrement des demandeurs d'asile.

Cet argent « est basé sur le nombre [de demandeurs d’asile] et est mis à jour constamment pour refléter ce nombre dans chaque province », assure Ahmed Hussen, ministre de l’Immigration.

Mais dans la réalité, disent ceux sur le terrain, cela peut prendre des mois avant que les demandeurs d'asile qui se présentent à la frontière fassent partie des statistiques officielles.

D’après un reportage de Geneviève Milord.

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