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Les écoles en français de la N.-É, victimes de leur succès ?

M. Théberge était de passage à Winnipeg dans le cadre d’une conférence sur l’administration publique.

Radio-Canada

Dans les dernières années, les écoles francophones sont devenues très populaires en Nouvelle-Écosse. Toutefois certains parents voient surtout dans ce succès une porte d'entrée aux non-ayants droit et craignent pour la qualité de l'enseignement de leurs enfants.

À Halifax, les écoles en français deviennent de plus en plus populaires et accueillent plus de 2300 élèves. En cinq ans, elles ont enregistré une hausse des inscriptions de 42 %.

Il faut se poser la question pourquoi les écoles débordent. Est-ce qu'elles débordent car les francophones font pleins d'enfants? Non ! Elles débordent surtout car il n'y a pas de limite au nombre de non-ayant droits qui sont acceptés.

Vincent Chandler, père de famille

D’après les documents que Radio-Canada s’est procurés grâce à la loi sur l’accès à l’information, les non-ayants droit seraient majoritaires dans certaines écoles francophones.

Par exemple, au Centre scolaire de la Rive-Sud à Halifax, et à l’École acadienne de Pomquet, près de 55 % enfants en maternelle sont des non-ayants droit.

Après la maternelle, le nombre de non-ayants droit devient quasiment nul dans la plupart des écoles francophones, mais il faut savoir qu’un enfant non-ayant devient automatiquement un ayant droit une fois qu’il a suivi la maternelle en français.

Pour Vincent Chandler, un père de famille qui s’insurge de la trop grande présence de l’anglais dans les écoles, ce chiffre reste encore à minimiser étant donné que certains ayants-droit peuvent être issus de familles anglophones. « Un enfant dont les deux parents sont anglophones, mais dont un frère ou une soeur a fréquenté l’école en français est considéré comme étant un ayant droit. »

Des « écoles d’immersion » ?

« On se retrouve dans une situation où tout le monde s'intéresse au français, mais les francophones se retrouvent pris là-dedans, dans une école " d'immersion " », concède le directeur de l'Observatoire international des droits linguistiques de l'Université de Moncton, Michel Doucet.

Si certains parents craignent pour la qualité du français, ces hausses d’inscriptions génèrent aussi une augmentation du financement pour les écoles.

D'après le reportage d'Audrey Roy

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