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La pratique de la contention est dénoncée

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2003 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Deux coroners remettent en question cette pratique, qui consiste à attacher à leur lit ou à leur chaise les malades dans les hôpitaux psychiatriques et les centres d'hébergement.

Deux ans après la mort de Jonathan Dubé, ce déficient intellectuel grave étouffé alors qu'il était attaché, le rapport d'enquête du coroner Michel Ferland révèle des lacunes importantes dans les soins prodigués à ce type de patients. La mort du jeune homme aurait pu être évitée, selon le rapport.

Le document précise que les lacunes vont au-delà du recours trop facile à la contention, du manque de surveillance et de formation du personnel soignant. Elles dépassent aussi les seuls murs du Centre hospitalier Antoine-Labelle, situé dans les Laurentides, où vivait Jonathan Dubé.

Ainsi, 21 recommandations sont adressées non seulement au Centre hospitalier des Laurentides, mais aussi au ministère de la Santé, à la Régie régionale des Laurentides et au Collège des médecins, afin que les omnipraticiens et les psychiatres reçoivent une meilleure formation sur la déficience intellectuelle grave.

En janvier 2000, Jonathan Dubé était attaché à un fauteuil gériatrique, situation dans laquelle il s'est souvent retrouvé au cours des trois années passées au Centre. Avant sa mort, ses parents avaient relevé des signes de régression chez leur fils. Ainsi, il ne parvenait plus à se nourrir lui-même comme auparavant.

Autre rapport, circonstances similaires

Un autre rapport d'enquête a été rendu public vendredi. Il s'agit de celui portant sur la mort de Marie-Louise Brunard, une dame de 76 ans trouvée morte asphyxiée, attachée à son lit, en juin 2001, au centre d'hébergement privé Monserrat à Québec. Selon le rapport, la mort de Marie-Louise Brunard était accidentelle mais elle aurait pu être évitée.

La recommandation principale du coroner dans son rapport est d'assujettir les centres d'hébergements privés aux mêmes politiques que les centres d'hébergements publics.

Ces tristes histoires ne sont pas des cas isolés. En effet, une quarantaine de Québécois sont morts étouffés par leurs contentions depuis 1986.

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