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Un nouveau centre de recherche sur l’intelligence artificielle à Toronto

Photo du professeur Geoffrey Hinton devant un tableau en classe

Le professeur Geoffrey Hinton de l'Université de Toronto

Photo : Université de Toronto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Université de Toronto espère mettre fin à l'exode des cerveaux dans le domaine de l'intelligence artificielle, grâce à son nouvel Institut Vector.

Le professeur d’informatique Geoffrey Hinton, qui est aussi chercheur à Google, sera le conseiller scientifique en chef du centre de recherche.

Son collègue Brendan Frey pense que c’est l’occasion pour le Canada de « regagner sa force ». Actuellement, presque tous les doctorants dans le domaine quittent le pays après leurs études, pour travailler notamment aux États-Unis.

« D’ici 10 à 20 ans, l’intelligence artificielle touchera presque tous les aspects de la société canadienne, que ce soit l’agriculture, la médecine ou l’éducation. »

— Une citation de  Brendan Frey, professeur de génie informatique à l'Université de Toronto

L’Institut Vector est né notamment grâce à un octroi de 125 millions de dollars dans le budget fédéral pour la recherche sur l’intelligence artificielle. Toronto se partage les fonds avec Montréal et Edmonton.

Le nerf de la guerre, c'est le recrutement. « Si nous voulons croître, nous devons embaucher plus de chercheurs », affirme Richard Zemel, directeur de la recherche à l'Institut.

Embaucher davantage de chercheurs, c'est ce sur quoi misera justement le nouvel institut grâce à un financement de 170 millions de dollars répartis comme suit :

  • 50 millions de dollars du gouvernement ontarien
  • 40 à 50 millions de dollars du gouvernement fédéral
  • 80 millions de dollars de la part d'une trentaine de compagnies privées, dont plusieurs grandes banques canadiennes.

Le directeur de l'Institut des algorithmes d'apprentissage de Montréal (MILA) et sommité en intelligence artificielle, Yoshua Bengio, croit que le nouvel institut est un pas dans la bonne direction.

Il doute toutefois que le centre puisse, à lui seul, freiner l'exode des cerveaux.

« Si on veut réussir, on doit capitaliser sur l'image de marque du Canada comme un leader international dans l'intelligence artificielle. »

— Une citation de  Yoshua Bengio, directeur de l'Institut des algorithmes d'apprentissage de Montréal (MILA)

Selon lui, il sera nécessaire que Toronto s'allie à Montréal et Edmonton, deux autres plateformes importantes en intelligence artificielle, pour faire du Canada un joueur de taille dans l'industrie.

Google annonçait en novembre dernier un investissement massif dans le monde de l’intelligence artificielle à Montréal. Puis, en janvier, Microsoft procédait à une annonce similaire, à Montréal toujours, ne chiffrant cependant pas son investissement.

L'ère Trump : l'occasion en or de rapatrier nos chercheurs

Si plusieurs doctorants et chercheurs canadiens ont été tentés de s'établir aux États-Unis dans le passé, l'arrivée du nouveau président américain pourrait changer les choses, constate Yoshua Bengio.

« On voit déjà une tendance : des chercheurs qui nous disent qu'ils n'ont pas envie de rester aux États-Unis ou d'autres qui pourraient y aller, mais qui n'ont pas envie d'y aller. »

— Une citation de  Yoshua Bengio, directeur de l'Institut des algorithmes d'apprentissage de Montréal (MILA)

Certains chercheurs craignent de ne pas être à l'aise avec l'environnement social au sud de la frontière, explique-t-il. D'autres ont peur de ne pas pouvoir voyager librement dans leur pays d'origine.

Selon Yoshua Bengio, ce sont là une multitude de facteurs qui devraient profiter au Canada.

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