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Trop d’enfants anglophones dans les écoles francophones : des parents dénoncent « un nivellement par le bas »

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Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un père de famille a publié une lettre ouverte pour dénoncer l'environnement anglophone qui peut régner dans certaines écoles francophones de la Nouvelle-Écosse. Pour lui la racine du problème réside dans l'interprétation d'un article de la Charte canadienne des droits et libertés, qui permet aux anglophones qui ont des racines francophones de prétendre à un enseignement en français.

Lorsqu’il est arrivé en Nouvelle-Écosse, Vincent Chandler, Montréalais d’origine, a eu la mauvaise surprise de voir que le français n’était pas toujours garanti à l’école francophone où il avait scolarisé sa fille.

Je me suis rendu compte rapidement que tout se passait en anglais, quand j'entrais dans l'autobus scolaire c'était de l'anglais.

Vincent Chandler, père de famille

Sa fille lui aurait même rapporté que d’autres enfants refusaient de jouer avec elle, car ne parlait pas anglais.

Pour le père de famille, cet environnement favorise « l’assimilation des enfants francophones », qui « doivent parler anglais pour survivre socialement ».

Un environnement qui nuit aussi selon lui, à la qualité de l’enseignement. « Il est en effet impossible pour une enseignante de stimuler les enfants francophones, alors que la majorité des élèves peine à comprendre la langue d’instruction », ajoute-t-il.

Trop d’anglophones dans les écoles en français ?

Selon le père de famille, l’origine du problème se trouve dans l’article 24 de la Charte des droits et des libertés.

L’interprétation courante qui prévaut en Nouvelle-Écosse permet aux enfants anglophones qui auraient des racines francophones (grands-parents, arrière-grands-parents…) d’avoir accès à une éducation en français.

Résultat : de nombreux enfants vivant dans un environnement anglophone se retrouvent à l’école francophone.

L’enfant est en contact avec le français pendant peut-être quatre heures dans la journée. Aucun contact pendant l’été, aucun contact pendant les vacances de Noël. Il y a aucune progression qui a lieu.

Vincent Chandler, père de famille

La colère gronde chez les parents

Pierre Lebreton, directeur général Fédération des parents acadiens de la N.-É.  
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«On sait qu’on va accepter des enfants, mais ça ne devrait pas être la majorité. C’est eux qui devraient être la minorité dans notre système scolaire, pas l’inverse», dit Pierre Lebreton, directeur général Fédération des parents acadiens de la N.-É.

Photo : Radio-Canada

La Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse a reçu de nombreuses plaintes semblables.

Les parents ont l’impression d'être minoritaires dans leur propre système scolaire. Il y en a qui disent que c’est des " écoles d’immersion ", d’autres qui disent que c’est des " écoles de francisation ".

Pierre Lebreton, directeur général de la Fédération des parents acadiens de la N.-É.

Une lettre a même été envoyée à la ministre de l'Éducation de la Nouvelle-Écosse l'an dernier, afin de mieux intégrer les enfants, dont un, ou les deux parents sont anglophones.

Vincent Chandler a quant à lui essayé d’avertir le Conseil scolaire acadien de ses craintes, mais dit ne pas avoir été entendu.

D'après les informations recueillies par Audrey Roy

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