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Les hockeyeuses s'entendent avec USA Hockey pour quatre ans

L'équipe américaine de hockey féminin

L'équipe américaine de hockey féminin

Photo : Getty Images / Harry How

Radio-Canada

Les joueuses de l'équipe américaine de hockey féminin ont conclu mardi soir une entente de quatre ans avec leur fédération pour régler leur différend salarial.

Le contrat stipule que les joueuses seront payées en dehors de la période olympique de six mois, jusqu'à un montant de 129 000 $ si elles remportent la médaille d'or olympique.

Par l'entremise d'un communiqué de presse, la capitaine de l'équipe américaine, Meghan Duggan, a déclaré que les joueuses « avaient défendu ce qu'elles croyaient juste ».

Le président de USA Hockey, Dave Ogrean, a pour sa part indiqué « qu'au bout du compte, nous sommes meilleurs grâce à ce processus ».

Les joueuses obtiendront environ 3000 $ par mois, comparativement aux 1000 $ qu'elles recevaient auparavant. Les salaires pourraient dépasser les 70 000 $ annuellement si l'on inclut les montants versés par le comité olympique américain (USOC).

Les Américaines recevront un boni de 20 000 $ pour une médaille d'or et 15 000 $ pour l'argent de la part de USA Hockey. L'USOC leur versera pour sa part un montant de 37 500 $ pour l'or, 22 500 $ pour l'argent et 15 000 $ pour le bronze.

L'entente inclut des régimes d'assurances et le transport en classe affaires, dont profitent les joueurs de l'équipe masculine qui participent aux championnats du monde.

« Les deux parties ont fait des compromis, mais ce contrat va changer la vie des joueuses qui font présentement partie de l'équipe et celle de la prochaine génération », a mentionné l'attaquante Jocelyne Lamoureux-Davidson.

Les hockeyeuses américaines avaient menacé de boycotter le Championnat du monde, disputé à compter du 31 mars dans leur cour à Plymouth, au Michigan, pour obtenir de meilleurs salaires.

L'équipe américaine est triple championne du monde en titre et a été de toutes les finales du tournoi depuis sa première édition en 1990.

L'appui d'une ancienne rivale

Hayley Wickenheiser a longtemps été dans le camp ennemi aux yeux des Américaines. Le visage de la formation canadienne durant de nombreuses années a joint sa voix à celles de ses anciennes adversaires.

« Je donne pleinement mon appui à ce pour quoi elles se battent. Ce combat est mené pour le respect et pour qu'elles soient prises au sérieux. (...) Partout dans le monde, les programmes de hockey féminin se sont toujours retrouvés deuxièmes », a déclaré Wickenheiser mardi.

« Il semble que les membres du programme en entier sont solidaires à leur cause, ce qui en dit beaucoup sur le fait qu'il doit y avoir des changements », a-t-elle poursuivi.

La nouvelle retraitée du hockey perçoit des « différences majeures » entre les programmes américain et canadien. En tête de liste, elle note une dissemblance au niveau du leadership, un élément qui fait défaut aux Américaines, selon elle.

Wickenheiser rappelle également que le hockey est le sport de prédilection au Canada, ce qui n'est pas le cas au sud de la frontière.

L'athlète de 38 ans, décorée de cinq médailles olympiques, dont quatre d'or, est convaincue que ce mouvement engagé par les hockeyeuses américaines aura des répercussions aux quatre coins du globe.

« Ce n'est pas seulement bon pour la Fédération américaine de hockey, c'est très important pour le hockey féminin dans le monde. Je suis sûre que d'autres fédérations et d'autres pays se rendront compte qu'ils doivent en faire plus pour leur équipe féminine », a fait valoir Wickenheiser.

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