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Le Sénat s'intéresse aux relations russes du gendre de Trump

Ivanka Trump et son conjoint Jared Kushner.
Ivanka Trump et son conjoint Jared Kushner. Photo: Getty Images / Mandel Ngan
Reuters

Jared Kushner, gendre de Donald Trump, se rendra à l'invitation de la commission du Sénat américain qui souhaite l'auditionner dans le cadre de son enquête sur les liens entre l'entourage du président des États-Unis et certains responsables russes, a annoncé la Maison-Blanche.

Tout au long de la campagne et de la [période] de transition, Jared a servi de point de contact entre les gouvernements étrangers et les responsables [...] et donc, en raison de ce rôle, il a volontairement décidé de s'entretenir avec la commission du président Burr, mais il n'a reçu aucune confirmation sur une date pour cette réunion.

Sean Spicer, porte-parole de la Maison-Blanche

Conseiller de Donald Trump pendant sa campagne présidentielle et désormais à la Maison-Blanche, Jared Kushner sera la personnalité la plus proche du président à être auditionnée par la commission, qui s'intéresse au rôle que la Russie a pu jouer lors de l'élection de novembre dernier.

Quatre commissions sénatoriales, au moins, se penchent sur les soupçons d'intervention de la Russie dans la campagne et sur les relations que l'entourage de Donald Trump aurait pu nouer avec Moscou. La semaine dernière, le FBI a confirmé qu'il enquêtait lui aussi sur ce dossier.

La commission du Sénat souhaite notamment l'interroger sur l'organisation en décembre de deux rencontres avec l'ambassadeur de Russie à Washington, Sergueï Kislyak, à la Trump Tower, et sur une réunion avec le dirigeant de la Banque russe de développement (VEB), Sergueï Gorkov.

L'ex-conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, forcé de démissionner après avoir dissimulé ces discussions au vice-président Mike Pence, était présent.

Dans un communiqué, la banque a confirmé la tenue de rencontres avec « un certain nombre de représentants des plus grands établissements commerciaux et bancaires des États-Unis, notamment Jared Kushner, le directeur de Kushner Companies ».

Selon deux employés du Congrès, le Sénat cherche à déterminer si Flynn et Kushner ont discuté d'éventuels investissements dans des propriétés du groupe immobilier Kushner ou du groupe Trump en cas de levée des sanctions.

Par ailleurs, on a appris que les prérogatives de Jared Kushner devraient s'élargir. Donald Trump souhaite lui confier la direction de l'Agence américaine de l'Innovation, une nouvelle entité chargée d'élaborer des pistes de réformes du système fédéral, éventuellement par des privatisations, a dit un responsable, confirmant un article du Washington Post.

Accusations d'écoute

En parallèle, le mystère des allégations de Donald Trump quant aux écoutes supposément organisées contre lui par l'administration Obama s'épaissit.

Le directeur du FBI, James Comey a assuré qu'il n'existait aucune preuve que Donald Trump ait été écouté pendant sa campagne sur ordre du président de l'époque. Celui de la NSA, Mike Rogers, a rejeté toute implication des services de renseignement britanniques.

Le républicain Devin Nunes, qui dirige la commission des renseignements de la Chambre des représentants, a exclu que la Trump Tower ait été placée sur écoute, mais a concédé la possibilité du recours à d'autres méthodes de surveillance contre le président Trump et ses collaborateurs pendant la campagne.

Lundi, on a appris que Devin Nunes s'était rendu à la Maison-Blanche la veille de sa déclaration au Congrès.

Les démocrates l'accusent d'avoir orienté ses conclusions en faveur du président.

« Le président Nunes paraît plus intéressé par la protection du président [Trump] que par la recherche de la vérité », a déclaré le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer.

Son homologue à la chambre basse, Nancy Pelosi, a réclamé sa démission du comité d'enquête sur les liens présumés entre Trump et la Russie.

Devin Nunes a assuré qu'il n'avait pas rencontré le président la veille de son audience au Congrès et qu'il s'était rendu à la Maison-Blanche pour rencontrer une de ses sources dans un « lieu sûr ».

Le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, a assuré Nunes de sa « pleine confiance ».

Donald Trump, président des États-Unis  

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