•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Nation Nishnawbe Aski réclame la démission de la sénatrice Lynn Beyak

Chargement de l’image

La sénatrice conservatrice Lynn Beyak considère que les expériences positives et les « bonnes actions » des administrateurs des pensionnats autochtones ont été éclipsées par les atrocités commises.

Photo : Sénat du Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La sénatrice conservatrice Lynn Beyak persiste et signe : elle défend toujours sa position controversée sur les pensionnats autochtones.

La sénatrice du Nord de l'Ontario, Lynn Beyak, a suscité la controverse il y a deux semaines en affirmant, lors d'un débat à la Chambre haute, sur la surreprésentation des femmes autochtones dans les prisons canadiennes qu'il y avait de bonnes intentions derrière les pensionnats autochtones.

Lors d'une entrevue accordée à CBC lundi, la sénatrice est revenue à la charge en affirmant qu'elle n'avait aucunement besoin d'être « éduquée » au sujet des horreurs commises dans les pensionnats autochtones puisqu'elle a « souffert à leurs côtés ».

« J'ai émis des déclarations et je ne recule pas. Je crois que si vous voyagez un peu partout au Canada, il y a de très bons exemples de gens qui doivent leurs vies à ces écoles », a-t-elle dit, tout en avouant que les « mauvais épisodes des pensionnats ont été horribles ».

« J'ai souffert avec eux dans le Nord. La meilleure façon de guérir est d'avancer ensemble vers le futur, pas de blâmer, montrer du doigt ou vivre dans le passé. »

« Je suis impliquée dans ces questions depuis ma rencontre avec un collègue autochtone et sa femme quand j'avais 15 ans. »

— Une citation de  Lynn Beyak, sénatrice conservatrice

Lynn Beyak, qui siège comme membre du comité sénatorial permanent des peuples autochtones, dit avoir reçu des centaines de messages positifs après avoir fait un discours où elle blâmait la Commission de vérité et réconciliation pour ne pas « s'être concentrée sur les bonnes intentions des pensionnats ».

« Il y a toujours deux côtés à une médaille. Nous avons reçu 700 lettres que nous mettrons à la disposition du public », a-t-elle affirmé lundi.

Des voix s'ajoutent pour réclamer sa démission

La Nation Nishnawbe Aski et le Grand Conseil du Traité numéro 3 (GCT3) ont émis par voie de communiqué leur souhait de voir la sénatrice conservatrice démissionner.

Le Grand Chef de la Nation Nishnawbe Aski, Alvin Fiddler et son homologue de GCT3 Ogichidaa Francis Kavanaugh n'en reviennent tout simplement pas que Lynn Beyak continue d'appuyer sa thèse sur les pensionnats autochtones.

« Ces déclarations malavisées sont une insulte envers les survivants et tous les enfants disparus. Ces commentaires sont une insulte nationale et inacceptable de la part d'une membre du Sénat.  »

— Une citation de  Alvin Fiddler, Grand Chef de la Nation Nishnawbe Aski
Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le Grand chef de la nation Nishnawbe Aski, Alvin Fiddler.

Photo : Radio-Canada

Francis Kavanaugh ajoute que les commentaires émis par la sénatrice sont « offensants et témoignent d'une ignorance des faits historiquement prouvés ».

Pour sa part, la sénatrice libérale de la Saskatchewan et présidente du comité sénatorial permanent des peuples autochtones, Lillian Dyck, pense que Lynn Beyak devrait songer à quitter le comité en raison de la controverse générée par sa position.

Mme Dyck dit avoir peur que des témoins soient réticents à venir témoigner devant le comité en raison de la présence de Lynn Beyak.

De son côté, la sénatrice conservatrice affirme haut et fort qu'elle ne démissionnera jamais.

« Personne ne m'a donné une raison valide pour démissionner. J'ai du travail à faire pour les contribuables, les membres des Premières Nations. »

— Une citation de  Lynn Beyak, sénatrice conservatrice

Elle ajoute qu'elle demande la tenue d'un audit national sur les dépenses du gouvernement fédéral pour les Premières Nations.

Avec les informations de CBC

 

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !