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Voici ce qui devrait retenir votre attention dans le budget Leitao

Notre émission spéciale sur le budget du Québec

EN DIRECT - Le quatrième budget du ministre des Finances du Québec devrait prendre la forme d'un plan prudent marqué par un réinvestissement en éducation, une aide à la formation de la main-d'œuvre et, après plus de deux ans d'austérité, une baisse d'impôts.

Un texte de Marie-Claude Frenette

Devant l’incertitude économique ambiante depuis l’élection de Donald Trump, Carlos Leitao ne voudra toutefois pas compromettre le déficit zéro auquel il tient mordicus.

Son gouvernement, sachant que les élections approchent à grands pas, devrait utiliser son surplus de 2,2 milliards de dollars accumulé en 2015-2016 pour alléger le fardeau fiscal des contribuables, plutôt que d'appuyer sur la pédale des nouvelles dépenses.

La taxe santé revue et corrigée

Selon les informations qui circulent, le ministre des Finances instaurerait une mesure rétroactive pour abolir la taxe santé dès 2016. Ce remboursement coûterait environ 450 millions de dollars au gouvernement.

En octobre, ce dernier avait déjà annoncé qu’il abolirait la taxe santé deux ans plus tôt que prévu, soit en janvier 2017.

Cette taxe a coûté 1100 $ aux Québécois dont le salaire se situe entre 42 000 $ et 130 000 $ depuis son entrée en vigueur en 2010, à l’époque où Jean Charest était premier ministre.

En ce qui concerne la santé proprement dite, le ministre Gaétan Barrette a révélé dimanche qu'il octroierait 1,4 milliard de dollars sur 10 ans pour augmenter le nombre d'infirmières praticiennes spécialisées.

L’éducation, un thème récurrent

Le budget 2016-2017 s'intitulait Plan pour la réussite en éducation et en enseignement supérieur. Le thème devrait rester sensiblement le même. Carlos Leitao a dévoilé qu’une attention particulière serait portée à l’éducation dans son budget 2017, et que ce secteur constituait, selon lui, le principal vecteur de développement.

Lors de sa mise à jour d’octobre, le ministre des Finances avait fait savoir que le gouvernement réinvestirait au moins 110 millions de dollars en éducation en 2017.

Reste à voir si les libéraux respecteront leur promesse électorale de 2014 d’augmenter les dépenses de ce secteur de 3,5 % par année.

Le budget du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur avait progressé de 3 % en 2016 par rapport à 2015, passant de 16,8 milliards à 17,2 milliards de dollars.

 

Les travailleurs de demain

L’amélioration de la formation de la main-d’oeuvre pour l’arrimer à une économie innovante et effervescente est considérée comme stratégique par Québec comme par Ottawa.

Sous la section « pratiques innovantes », le plan budgétaire présenté au printemps de l’année dernière allouait 8 millions de dollars à compter de 2017-2018 pour favoriser l’insertion professionnelle et améliorer l’adéquation formation-emploi.

Lors du récent Rendez-vous national sur la main-d’oeuvre, le gouvernement Couillard a retenu quelques propositions. Par exemple, une mesure pour favoriser le retour aux études à temps partiel des travailleurs pourrait voir le jour.

REM et bus

Au chapitre de l'investissement en infrastructures, le gouvernement Couillard a déclaré que des fonds seraient consacrés au transport en commun.

Philippe Couillard a clamé sa déception de ne pas avoir obtenu plus de détails sur la part qu’Ottawa comptait attribuer au Réseau électrique métropolitain (REM) - le projet phare de la Caisse de dépôt et placement du Québec -, à la ligne bleue du métro et au Service rapide par bus à Québec.

Radio-Canada a appris que le gouvernement du Québec confirmera une participation financière qui variera de 1,2 à 1,3 milliard de dollars dans le REM et qu'il compte réclamer le même montant à Ottawa.

Cibler les entrepreneurs

Québec a annoncé en février dernier qu’il étendait l’allègement fiscal pour les entreprises familiales à tous les secteurs de l’économie, une mesure rétroactive à partir de 2016. Le gouvernement disait alors vouloir inciter les entrepreneurs à rester dans la province ou à venir s’y installer.

Deux jours avant l'annonce du budget, la ministre du Tourisme, Julie Boulet, a d'ailleurs annoncé un investissement de 70 millions de dollars d’ici trois ans pour l’industrie touristique. On pourrait s'attendre à d'autres mesures pour soutenir les entrepreneurs.

Les libéraux, autant au fédéral qu’au provincial, adoptent la ligne de pensée selon laquelle il faut stimuler l’économie face à une croissance faible et à une population active qui s'effrite.

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