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Uber et l’industrie du taxi s’affrontent au conseil municipal

La compagnie Vet's Cab à Windsor

La compagnie Vet's Cab à Windsor

Photo : Radio-Canada / Nicolas Pham

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les conseillers municipaux se prononceront lundi soir sur la réglementation des activités des compagnies de covoiturage à Windsor.

Le maire Drew Dilkens avait commandé un rapport sur la question en 2015, qui a finalement été publié par le consultant Taxi Research Partners en septembre dernier.

Après plusieurs mois de consultations, les conseillers municipaux devront rendre une décision attendue sur la modification de plusieurs règlements municipaux relatifs au transport tarifé.

Quelques-unes des recommandations qui leur seront présentées :

  • Création d’une nouvelle catégorie de permis pour les compagnies de covoiturage
  • Imposition d’une formation aux chauffeurs
  • Imposition d’un tarif d’opération à la compagnie, sous forme de permis, et proportionnel à la taille de sa flotte de véhicules
  • Imposition d’un tarif d’opération calculé à la course
  • Inspection des véhicules
  • Enquête sur l’historique des chauffeurs

Si les conseillers municipaux votent en faveur de ce qui leur est proposé, les chauffeurs des compagnies de covoiturage ne pourront pas accepter de paiements comptant ni patienter aux stations de taxis.

Ils ne pourront pas non plus accepter de courses sur la rue.

Ce qui n’empêche pas les acteurs du taxi à Windsor d’être sur la défensive.

« Non, je ne suis pas OK avec Uber, mais la compagnie va mourir d’elle-même de toute façon. La seule raison pour laquelle elle survit est que les chauffeurs n’ont pas besoin de respecter nos standards, de payer le prix de nos polices d’assurance par exemple. »

— Une citation de  Stuart Caverhill, Gerry’s Taxi

Des règlements pour le taxi également

Craig Robertson supervise le département des permis à Windsor.

Il souligne que le rapport ne cherche pas à simplement faire entrer Uber dans le marché du taxi, mais bien à « permettre aux deux industries de se faire compétition l’une à l’autre dans leurs marchés respectifs », des marchés « qui sont distincts ».

« Nous voulons réglementer pour qu’Uber fasse partie du marché du taxi, mais aussi pour que les chauffeurs de taxi puissent être compétitifs dans la cour d’Uber, dans le covoiturage. Ça va dans les deux sens. »

— Une citation de  Craig Robertson, superviseur des permis, Windsor

Afin de permettre aux compagnies de taxi de rejoindre la clientèle qui penche vers le covoiturage et l’usage des applications mobiles, le rapport suggère d’assouplir plusieurs dispositions municipales.

Par exemple, que les conducteurs n'aient plus se soumettre à un examen d’anglais, que les compagnies puissent augmenter leur prix en fonction de la demande comme le fait Uber, et que le prix des permis de taxi soit révisé.

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