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L’Europe refuse de mourir

Des pro-Européens déploient le drapeau de l’Union européenne sur le lieu du départ de la Marche pour l’Europe, à Rome.

Des pro-Européens déploient le drapeau de l’Union européenne sur le lieu du départ de la Marche pour l’Europe, à Rome.

Photo : Radio-Canada / Caroline Chabir

Radio-Canada

Plus de 10 000 citoyens venus de toute l'Europe ont défilé dans les rues de Rome, samedi, pour souligner le 60e anniversaire de la signature du traité fondateur de la Communauté économique européenne. Avec cette grande marche, ces gens ont voulu signifier au monde entier que, même si elle est menacée par les eurosceptiques et les différents mouvements populistes, l'idée européenne est plus vivante et pertinente que jamais.

Un texte de Frank Desoer

Cet événement est le fruit d’une initiative d’organisations de la société civile telles que l’Union des fédéralistes européens, le groupe Spinelli, le Mouvement européen international et Stand Up Europe.

Des milliers de gens, souvent dans la jeune vingtaine, ont voulu montrer leur soutien à l’Union européenne, tout en réclamant du même souffle qu’elle soit réformée en profondeur.

On veut réaffirmer notre amour pour l’Union européenne, mais en même temps, dire à ses dirigeants que l’on n’approuve pas la façon dont ils la gouvernent. On veut une Europe qui a plus de courage, qui est plus solidaire et proche des citoyens.

Martin Maréchal, 29 ans, président des Jeunes fédéralistes européens de Belgique

Alice, jeune Italienne fédéraliste de 24 ans, prévoit le pire si l’Europe ne donne pas un sérieux coup de barre.

Alice, 24 ans, est italienne et vit en France. Elle appartient au groupe des Jeunes Européens fédéralistes (JEF) et elle est venue de Modène pour participer à la Marche pour l’Europe.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Alice 24 ans est italienne et vit en France. Elle appartient au groupe des jeunes européens fédéralistes (JEF) et elle est venue spécialement de Modène (province de Bologne) pour participer à la Marche pour l’Europe ce samedi 25 mars 2017.

Photo : Radio-Canada / Caroline Chabir

Dans 50 ans, l’Union européenne pourrait ne plus être la même. Si on supprime l’espace Schengen et l’euro, elle aura, dans les faits, disparu à toutes fins utiles.

Alice, jeune Européenne fédéraliste

« L’avenir de l’Europe ne doit pas être abandonné aux technocrates et aux institutions financières. Il faut revenir à son fondement originel, qui était un projet citoyen », affirme Erik Struys, ex-journaliste belge et européiste engagé. L'homme de 70 ans dit craindre surtout pour l’héritage que sa génération va laisser à ses enfants et ses petits-enfants.

Si l’Europe veut avoir encore un avenir, elle doit être plus transparente, démocratique et faire en sorte que le simple citoyen se sente concerné. Ce n’est pas un last call, mais plutôt un wake-up call.

Erik Struys, ex-journaliste belge
La Marche pour l’Europe réunit à Rome des personnes en provenance de nombreux pays : groupes politiques et associations brandissent leurs drapeaux.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le 25 mars 2017, la Marche pour l’Europe réunit à Rome des personnes en provenance de nombreux pays : groupes politiques et associations brandissent leurs drapeaux.

Photo : Radio-Canada / Caroline Chabir

Parallèlement à la Marche pour l’Europe, des manifestations anti-européennes organisées par des mouvements à la fois d’extrême gauche et d'extrême droite se sont déroulées dans différents quartiers centraux de Rome.

Un très imposant dispositif policier et militaire a été déployé pour éviter le grabuge… et préserver encore un semblant d’harmonie européenne entre les citoyens.

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