•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La police de Fredericton testera les caméras corporelles

Le policier en entrevue.

Le chef adjoint du service de police de Fredericton, Martin Gaudet a annoncé que six policiers testeront les caméras corporelles durant 90 jours.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dès lundi, six policiers porteront des caméras de corps sur le devant de leur uniforme, et ce, pour 90 jours. Une initiative visant à augmenter la confiance du public.

Le chef adjoint du service de police de Fredericton, Martin Gaudet, a confirmé que les six policiers seront munis de caméras lorsqu’ils recueilleront des preuves pouvant être utilisées lors d’enquêtes ou devant les tribunaux.

Nous voulons continuellement améliorer la confiance du public. Il s’agit simplement d’un autre outil pour nous aider lors de nos enquêtes et à être plus transparent avec le public.

Martin Gaudet

Un essai de 90 jours

Des caméras corporelles sont déjà utilisées dans plusieurs régions des États-Unis et à Calgary, en Alberta. La police de Fredericton a donc bénéficié des conseils d’autres corps policiers.

Elle a également travaillé avec le commissaire à la protection de la vie privée du Nouveau-Brunswick, le cabinet du procureur général et l’avocat de la ville.

Malgré ces précautions, Martin Gaudet tenait à faire l’essai de la technologie sur quelques policiers afin de « voir si cela vaut la peine dans notre communauté ».

Il est pour l’instant difficile de connaître les coûts de fonctionnement de la technologie pour le service de police de Fredericton. Les caméras et la station de téléchargement coûtent environ 5000 dollars, mais on ignore combien coûtera le stockage des vidéos. « Nous voulons voir quels sont les coûts et quels sont les avantages », explique Martin Gaudet.

Le droit à la vie privée

Les caméras sont fournies par Axon, une entreprise basée aux États-Unis. C’est elle qui supervisera le stockage des fichiers au Canada.

Une fois que le policier commence l’enregistrement, le fichier est directement entreposé dans un nuage protégé par chiffrement. Seul un membre du corps policier autorisé peut alors y accéder. À Fredericton, ce sera le sergent Paul Battiste.

Le policier en entrevue.

Un seul membre du corps policier autorisé pourra accéder aux fichiers : le sergent Paul Battiste.

Photo : Radio-Canada

Ce dernier explique qu’il ne pourra partager un dossier avec les tribunaux que si le destinataire est autorisé à le recevoir. Il affirme aussi que les vidéos seront entreposés selon les mêmes standards que toute autre information recueillie lors d’une enquête policière. Les agents ne pourront accéder, modifier ou supprimer les séquences.

Nous garderons les vidéos pour une durée qui sera déterminée par la gravité du crime commis et le type d’enquête l’entourant.

Paul Battiste

Le public peut demander l’accès à des images en soumettant une demande de droit à l’information au service policier par courriel.

Un atout pour le travail des policiers

L’agent Patrick Small dit s’être porté volontaire pour le test. Il espère que la technologie rendra son travail plus facile et qu’elle l’aidera lorsqu’un citoyen se questionne sur ses actions, comme lorsqu’il donne des contraventions. Cela peut, indique-t-il, servir de preuve.

« Il y a beaucoup de choses qui se passent sur le terrain. C’est bien d’avoir notre propre caméra pour filmer tout le déroulement d’une opération. Il y a souvent d’autres personnes qui ne filment qu’une partie de ce qui se passe réellement ».

Le policier en uniforme dans sa voiture.

L’agent Patrick Small dit s’être porté volontaire pour le test.

Photo : Radio-Canada

Le sergent Paul Battiste précise que les agents portant une caméra ont la liberté d’enregistrer quand ils le souhaitent, selon leur jugement. Les batteries peuvent durer jusqu’à 12 heures, mais il s’attend à ce que les policiers ne l’utilisent pas durant toute la journée.

Les citoyens seront avertis lorsqu’ils seront filmés, mais ils ne pourront pas refuser, conclut-il.

Avec les informations de CBC

Nouveau-Brunswick

Société