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« La 19, on va la réaliser », promet le premier ministre Couillard

Les élus de la Rive-Nord attendent avec impatience le prolongement de l'A-19.
Les élus de la Rive-Nord attendent avec impatience le prolongement de l'A-19. Photo: Radio-Canada / Francis Labbé

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, est catégorique : l'autoroute 19 sera prolongée d'ici peu. Une sortie bien accueillie par le maire de Bois-des-Filion, qui se garde bien d'un excès d'enthousiasme.

Un texte de Francis Labbé

« La première fois qu'un premier ministre nous a annoncé l'autoroute 19, le capitaine du Canadien de Montréal était Henri Richard », souligne le maire Paul Larocque, porte-parole de la Coalition pour le parachèvement de l'autoroute 19.

« J'y crois beaucoup, et on va le faire », a déclaré Philippe Couillard en entrevue à Radio-Canada jeudi en fin de journée. Il complétait alors la visite d'une usine d'explosifs à Brownsburg, à l'ouest de Lachute, dans les Laurentides.

Le premier ministre Philippe Couillard avec, à sa droite, le député d'Argenteuil, Yves Saint-DenisLe premier ministre Philippe Couillard avec, à sa droite, le député d'Argenteuil, Yves Saint-Denis Photo : Radio-Canada / Francis Labbé

« Au budget, on va voir qu'on est avancé, très loin dans la première phase. Ça va nous permettre, d'ici l'été, de passer à la deuxième phase, qui nous amène à la réalisation », a-t-il ajouté.

Donc, la 19, on va la réaliser.

Le premier ministre Philippe Couillard

En mars 2015, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) a publié un rapport dans lequel il reconnaissait la pertinence du prolongement de l'A-19. Le BAPE a toutefois demandé au ministère des Transports de poursuivre ses études sur les différents scénarios possibles.

Le MTQ proposait une autoroute à quatre voies, sur un tronçon de huit kilomètres, au coût approximatif de 700 millions de dollars. Des groupes environnementaux s'y opposent et suggèrent plutôt un boulevard urbain, avec feux de signalisation. Le gouvernement du Québec n'a pas encore déterminé quel scénario final sera retenu.

Surprise et prudence

Le maire de Bois-des-Filion s'est montré agréablement surpris de cette sortie publique du premier ministre. « Il n'a jamais pris position, auparavant, en tant que premier ministre. Pour nous, c'est une nouvelle. Une très bonne nouvelle », a dit Paul Larocque.

Il demeure toutefois prudent et refuse de s'emballer. « [L'ex-premier ministre] Jean Charest est venu, en juin 2010, en conférence de presse, entouré de ses ministres, pour nous dire qu'il allait inaugurer l'A-19 en 2015. Je vous rappelle que nous sommes en 2017 et que le projet est toujours à l'étude. »

« On veut bien croire les paroles des gens qui nous représentent », ajoute Paul Larocque. « Mais à un moment donné, la confiance se mérite. Le cynisme de la population envers les politiciens se développe en raison de dossiers comme celui-là. »

Le parachèvement de l'autoroute 19 est inscrit au Plan québécois des infrastructures, dans la catégorie des projets à venir. Selon les affirmations du premier ministre, dans les prochains mois, il passera à la phase 2, soit celle des plans et devis.

La troisième phase consiste à réaliser le projet. Si tout se passe comme l'annonce Philippe Couillard, les travaux de construction de l'A-19 pourraient débuter vers la fin 2018 ou dans les premiers mois de 2019.

Grand Montréal

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