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Intimidation à l’hôpital de Bathurst : Un autre cas

L'hôpital vu de l'extérieur en hiver
L'Hôpital régional Chaleur à Bathurst Photo: Radio-Canada / Michel Nogue

La direction du Réseau de santé Vitalité dit être pleinement consciente des graves problèmes d'intimidation et de harcèlement soulevés par des employés d'une unité de l'Hôpital régional Chaleur, à Bathurst, au Nouveau-Brunswick. Une situation semblable serait également sous observation dans un autre hôpital du réseau.

Les employés, qui ont témoigné sous le couvert de l’anonymat au journal l’Acadie Nouvelle, affirment subir des brimades, pratiquement au quotidien, dans l’aile des soins de longue durée située au quatrième étage de l’établissement.

Ils mentionnent que des gestionnaires font régner un climat de terreur tel qu’une dizaine de personnes ont quitté le service depuis un an et qu’une quinzaine sont en congé de maladie. Les intimidateurs reprocheraient aux employés la moindre erreur, comme une poubelle non vidée, sans jamais souligner les bons coups.

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) enquête sur les plaintes provenant de ses membres, dit le porte-parole Patrick Roy.

« Le syndicat prend toujours les plaintes des situations de harcèlement contre nos membres vraiment au sérieux. Il y a une politique pour les hôpitaux de Vitalité et Horizon qui est bien claire : comment ça fonctionne pour le harcèlement, l’intimidation, tout ça. Le syndicat a rencontré les membres. Après cette rencontre-là, à mes meilleures connaissances, il y avait des plaintes qui ont été mises. À cette heure, en suivant la politique, on va avoir une enquête et on va voir ce qui va sortir de cette enquête », explique Patrick Roy.

Du côté du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick (SIINB), on dit s'inquiéter « vivement des allégations signalées à l'Hôpital régional Chaleur ».

Le SIINB continuera de surveiller la situation de près. Même si je ne peux formuler de commentaires sur les aspects particuliers, l'équipe de gestion du Réseau de santé Vitalité m'a assuré que le processus de suivi approprié est en cours.

Paula Doucet, présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick

Le Réseau de santé Vitalité au courant

« C’est une situation dont on a été mis au courant et à laquelle on consacre beaucoup d’attention, parce que c’est vraiment, vraiment préoccupant d’entendre qu’il peut y avoir des situations d’abus ou de harcèlement sur quelque étage ou quelque milieu [que ce soit] du Réseau de santé Vitalité », a déclaré le PDG du Réseau, Gilles Lanteigne, en entrevue à l'émission Le réveil Nouveau-Brunswick de Radio-Canada.

Gilles Lanteigne en point de presseLe PDG du Réseau de santé Vitalité, Gilles Lanteigne Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Il ajoute qu’un comité régional sur la prévention de la violence a déjà été mis sur pied pour étudier cette question. Des représentants syndicaux y siègent.

Ce comité tente actuellement de démêler le vrai du faux dans les allégations des employés avant de recommander des mesures correctrices, précise M. Lanteigne.

D’après les informations recueillies jusqu’à présent, dit-il, l’intimidation et le harcèlement se feraient entre employés de même catégorie, de catégories différentes et entre employés de niveaux hiérarchiques différents.

Il salue le courage de ceux qui ont osé dénoncer la situation.

Ce qu’on peut leur dire, c’est d’abord de les remercier d’avoir posé ce geste-là, qui est un geste courageux, et que nous, la direction et tout le personnel, on va regarder ça avec sérieux, on va agir avec diligence, rapidement et de façon équitable et de façon rigoureuse pour améliorer la situation.

Gilles Lanteigne, PDG du Réseau de santé Vitalité

M.Lanteigne estime que les patients n’ont pas été touchés jusqu’ici par ce climat de travail malsain, mais reconnaît qu’ils pourraient en souffrir si rien n’est fait. La santé et la sécurité des patients demeurent la préoccupation première du Réseau dans ce dossier, affirme-il.

Un second cas sous observation

Gilles Lanteigne a confirmé en entrevue qu'une situation semblable aurait été dénoncée dans un autre hôpital du réseau de santé Vitalité. « À ma connaissance il y a un autre endroit où on est en train de regarder sérieusement par rapport à certaines préoccupations qui nous ont été signalées », a-t-il déclaré.

Il a cependant refusé de dévoiler de quelle institution il est question. Il souhaite ainsi respecter la confiance des individus et des employés qui ont dénoncé l'intimidation.

Il a toutefois confirmé que la situation était semblable à celle de l'Hôpital régional Chaleur. « C’est sensiblement la même chose. […] Certains conflits s’enveniment un petit peu entre individus et finalement ça déborde à d’autres individus […]. Et parfois les gens en réaction vont en intimider d’autres, ils vont faire un peu de harcèlement. »

Une situation que le PDG du Réseau affirme prendre en main rapidement, mais qui ne l'inquiète pas outremesure. Selon lui, deux cas dans une organisation de près 8000 employés, c'est l'exception à la règle.

On trouve ça intolérable, mais pas anormal. Des situations peuvent arriver. […] C’est loin de signifier qu’on a un climat malsain à travers l’organisation, bien au contraire.

Gilles Lanteigne, PDG du Réseau de santé Vitalité

L'important, estime M. Lanteigne, est que les employés du réseau sachent que l'organisation est à l'écoute des dénonciations. Il invite les individus qui sont témoins de ce genre de situation de lever la main rapidement afin de maintenir le climat général qui est, selon lui, excellent.

Nouveau-Brunswick

Relations de travail