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Le budget Couillard réservera de 1,2 à 1,3 milliard $ pour le REM

Image du projet de Réseau électrique métropolitain (REM)

Photo : Caisse de dépôt et placement du Québec

Radio-Canada

Radio-Canada a appris que le gouvernement du Québec confirmera une participation financière qui variera de 1,2 à 1,3 milliard de dollars dans le Réseau électrique métropolitain à Montréal (REM) dans son budget du 28 mars.

Québec demandera également une participation équivalente du gouvernement fédéral.

Tout indique que le budget du ministre des Finances, Carlos Leitao, devrait aussi confirmer des engagements pour les deux autres projets de transport en commun priorisés par le gouvernement Couillard, soit le prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal et la création du Service rapide par bus (SRB) à Québec.

Il n'y aurait toutefois pas de coûts associés à ces deux projets dans les documents budgétaires, puisqu'ils sont toujours à l'étape de la planification et que les coûts ne sont pas encore définitifs.

L'information a fait réagir le chef péquiste, Jean-François Lisée, qui accuse le gouvernement de « se traîner les pieds » dans ces deux dossiers.

« Il se traîne les pieds sur la ligne bleue, il se traîne les pieds sur le SRB. Et là, comme on dit en droit, il plaide sa propre turpitude. Il dit : "On a tellement été lent et incompétent à faire avancer le projet que le projet est pas assez avancé pour le faire avancer." Ça, c’est la gouvernance libérale », a-t-il raillé.

Lorsqu'il a été annoncé en avril dernier, le REM était évalué à 5,5 milliards de dollars par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), maître d'oeuvre du projet.

Le bas de laine des Québécois disait alors être prêt à investir 3 milliards de dollars, le reste de l'argent provenant de Québec et d'Ottawa.

Différents ajouts au projet, dont l'annonce de trois nouvelles stations reliées au métro de Montréal, ont cependant fait grimper les coûts à 6 milliards de dollars, selon la dernière estimation faite au début de la semaine.

Le patron de la CDPQ, Michael Sabia, soutenait alors que les négociations avec Québec et Ottawa au sujet du financement allaient bon train, même si elles n'avaient pas abouti.

« Il reste du travail à faire », s'était-il borné à dire, évoquant des « questions complexes » à résoudre.

Motion unanime pour déplorer le silence d'Ottawa

Après le dépôt du budget fédéral mercredi, le ministre Leitao et le président du Conseil du Trésor, Pierre Moreau, n'ont pas caché leur déception et leur préoccupation devant l’absence d’engagements chiffrés et fermes d'Ottawa au sujet des trois projets de transport en commun.

Les députés québécois ont d'ailleurs adopté jeudi de façon quasi unanime jeudi une motion déplorant cette situation. Le premier ministre Couillard était absent, mais a néanmoins endossé la motion, en pressant Ottawa de s'engager à financer substantiellement les trois grands projets de transport en commun jugés prioritaires pour le Québec.

Ces derniers pourraient être financés par la nouvelle Banque de l'infrastructure du Canada. Ce nouvel organisme a été annoncé en novembre, mais n'a toutefois pas encore officiellement vu le jour.

Dans une entrevue qui sera diffusée dimanche aux Coulisses du pouvoir, le ministre Morneau a assuré qu'Ottawa sera au rendez-vous pour les trois projets en question, mais sans donner de détails.

« C’est important d’être partenaire avec le gouvernement du Québec. Ça, c’est notre but. Avec les chiffres, on peut voir que nous sommes là. On va voir une allocation très importante pour le Québec. On va commencer maintenant à travailler avec eux, et ça va être bon », a-t-il dit.

Le projet de REM, dont les premiers travaux doivent s'amorcer au cours des prochaines semaines, comprend 27 stations couvrant 67 kilomètres. Celles-ci relieront la Rive-Sud à la Rive-Nord jusqu'à Deux-Montagnes en passant par Laval, de même que l'aéroport Montréal-Trudeau et l'Ouest-de-l'Île jusqu'à Sainte-Anne-de-Bellevue.

Avec les informations de Nicolas Vigneault

 

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