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Des conducteurs d'autobus scolaire sans plancher salarial

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Autobus scolaire

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les conducteurs d'autobus scolaire se mobilisent pour obtenir un décret de leurs conditions de travail. Ils souhaitent notamment un plancher salarial plus élevé que le salaire minimum.

Un texte de Laurence Gallant

Le vice-président de la Fédération des employés de services publics à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Yvon Godin, s’est arrêté au Bas-Saint-Laurent dans les derniers jours pour prendre le pouls des syndiqués du secteur du transport scolaire.

Une centaine de ces travailleurs sont affiliés au syndicat à Matane, Rimouski et Rivière-du-Loup. Ils se sentent interpellés par le manque de salaire de référence, d’après Yvon Godin.

« Même si les gens ont à quelques endroits des salaires supérieurs, les gens nous disent que ça leur prend quand même ce filet de sécurité. »

— Une citation de  Yvon Godin, vice-président de la Fédération des employés de services publics à la CSN

Le but de la tournée de M. Godin est notamment de faire connaître aux travailleurs les conclusions d'un comité de travail chapeauté par le gouvernement, qui fixaient un taux horaire minimal bien au-delà de certains salaires actuellement versés à des conducteurs.

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Yvon Godin, vice-président de la Fédération des employés de services publics à la CSN

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Les évaluations fixaient leur taux horaire à 19,14 $ de l'heure en janvier 2015. Cette somme est maintenant de 19,74 $ avec l'indexation, alors qu'au Québec, certains conducteurs d'autobus scolaire sont encore payés au salaire minimum.

« Le gouvernement a fait comme dans beaucoup de cas : il a pris le document et il l’a tabletté. […] On va se mobiliser pour qu’il reconnaisse lui-même le résultat de ces travaux. »

— Une citation de  Yvon Godin, vice-président de la Fédération des employés de services publics à la CSN

Le syndicat dénonce entre autres qu'à chaque renouvellement de contrat, les commissions scolaires puissent lancer des appels d'offre pour retenir le transporteur qui chargera le moins cher.

« [Certaines entreprises] vont faire en sorte de payer [leurs employés] à des salaires extrêmement bas. Donc les gens qui se sont négocié au fil des années de bonnes conditions de travail, perdent ces conditions au profit d'un autre transport qui, lui, va réembaucher des gens à des salaires souvent 20, 25, 30 % en bas de ce que les autres avaient obtenu », explique Yvon Godin.

La CSN espère obtenir gain de cause du gouvernement avant la fin de 2017 pour l'ensemble des chauffeurs d'autobus scolaire de la province.

Une rencontre syndicale est prévue à l’échelle provinciale le 10 avril prochain. Les syndiqués du transport scolaire pourraient par la suite choisir de faire augmenter la pression sur le gouvernement.

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