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Un ours polaire dérive sur une glace jusqu'en Basse-Côte-Nord

Un ours polaire a été aperçu sur une île à proximité du village de Saint-Augustin et de la communauté innue de Pakuashipi, en Basse-Côte-Nord.

Un ours polaire a été aperçu sur une île à proximité du village de Saint-Augustin et de la communauté innue de Pakuashipi, en Basse-Côte-Nord.

Photo : Pierre-Alexandre Defoy

Radio-Canada

Un ours polaire a été aperçu mercredi sur une île à proximité du village de Saint-Augustin et de la communauté innue de Pakuashipi, en Basse-Côte-Nord.

Un texte de Vincent Larin

Selon l'hypothèse du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, l'animal aurait dérivé sur une banquise en provenance du Labrador.

Des agents de la protection de la faune et des membres des Forces canadiennes sont intervenus pour le repousser vers l'ouest.

Des bénévoles en motoneige se sont promenés entre l'île et la rive pour empêcher l'ours de regagner la terre ferme jusqu'à l'arrivée des agents sur les lieux.

« On fait tout en notre pouvoir pour garder l'ours vivant. Notre priorité, bien entendu, c'est la sécurité du public. On installe un périmètre de sécurité », précise le sergent au ministère de la Faune Michel Gagnon. Les agents de la faune étaient toujours sur le terrain jeudi pour repousser l'ours.

L'ours devrait probablement regagner l'endroit d'où il vient par la terre. « Ils sont comme dotés d'un GPS », mentionne à la blague Michel Gagnon.

On a déjà vu des ours noirs déplacés parcourir 125 kilomètres en 48 heures pour retourner d'où ils viennent.

Michel Gagnon, sergent au ministère de la Faune

Rien d'exceptionnel

Bien qu'il s'agisse d'un phénomène rare, la présence d'un ours polaire dans le secteur n'a rien d'exceptionnel, selon le sergent au ministère de la Faune Michel Gagnon.

« Présentement, la banquise se détache du côté de Labrador et aussitôt que les glaces commencent à descendre, si le vent est propice et qu'un ours se trouve sur une banquise, elles entrent dans le golfe du Saint-Laurent et viennent s'accoster sur la rive nord de la côte. C'est de cette façon que les ours arrivent à cet endroit », explique-t-il.

Avec le réchauffement climatique et la fonte des glaces, ce phénomène pourrait arriver de plus en plus souvent.

« Surtout le printemps, de mars jusqu'à fin mai, oui, ça pourrait arriver de plus en plus puisque la banquise se détache puis les ours blancs sont sur la banquise et suivent la banquise », affirme Michel Gagnon.

La dernière fois que le ministère de la Faune a reçu un signalement de la présence d'un ours polaire en Basse-Côte-Nord, c'était à Vieux-Fort, en 2012, et à Blanc-Sablon, en 2005.

 

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