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Le film 1984 revient en salle aux États-Unis pour dénoncer les « faits alternatifs »

John Hurt et Suzanna Hamilton dans « 1984 »
John Hurt et Suzanna Hamilton dans « 1984 » Photo: MGM

Le film 1984, adapté du roman de George Orwell, sera projeté dans plus de 90 salles de cinéma indépendantes américaines le 4 avril prochain, en guise de protestation aux politiques de l'administration Trump.

Au Canada, le film sera présenté à Toronto, à Vancouver et à Waterloo.

Cette initiative est née de la collaboration des organismes Art House Convergence et United State of Cinema, afin « d’encourager les salles de cinéma à prendre position pour nos valeurs les plus fondamentales : la liberté d’expression, le respect de nos semblables et la simple vérité, soit qu’il n’existe pas de "faits alternatifs" ».

En janvier dernier, le classique d’Orwell était revenu au goût du jour après que l’équipe de Donald Trump eut assuré, malgré les preuves, que l’assistance à l’investiture du 45e président à Washington était la plus importante de l’histoire américaine.

Kellyanne Conway, une des conseillères de Donald Trump, avait alors qualifié les affirmations de l’administration Trump de « faits alternatifs » lors d’une entrevue au réseau CNN.

Dans 1984, Winston Smith, un employé du ministère de la Vérité dans un système totalitaire, tente de laisser une trace du passé et de la vérité. Le roman aborde les notions de liberté, de libre pensée, de désobéissance, de choix et de refus.

Une scène du film « 1984 »Une scène du film « 1984 » Photo : MGM

Ce film de Michael Radford, sorti en salle l'année de son titre, est l’adaptation du roman d’anticipation de George Orwell. Il met en vedette John Hurt, Richard Burton et Suzanna Hamilton.

Le réalisateur présentera d'ailleurs le film dans les salles où il sera à l'affiche au moyen d'un message vidéo.

Le financement des arts amputé

L’annonce de ces projections survient dans la foulée du budget récemment proposé par l’administration Trump, qui réduirait considérablement le financement des arts aux États-Unis.

« Je crois que George Orwell et le livre lui-même sont tellement emblématiques des dangers qu’une dictature pose. Quand on pense aux menaces à la démocratie, aux menaces à la liberté personnelle, 1984 est de ces textes clés auxquels vous faites référence pour décrire ce qu’est cette menace même », indique Paul Malcolm, programmateur à la UCLA Film and Television Archive, où 1984 sera projeté.

Avec les informations de Hollywood Reporter, et Agence France-Presse

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