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La poésie pour découvrir la jeunesse autochtone

Les auteures Laure Morali (à gauche) et Joséphine Bacon
Les auteures Laure Morali (à gauche) et Joséphine Bacon Photo: Radio-Canada

Deux auteures, Joséphine Bacon et Laure Morali, parcourent depuis un an et demi les communautés innues de la Côte-Nord dans le but de rassembler des témoignages d'enfants sous la forme de poèmes qui seront publiés dans un ouvrage en 2018.

Un texte de Vincent Larin

Les deux auteures visitent les écoles et tiennent des ateliers avec les jeunes Autochtones partout sur la Côte-Nord, de l'est à l'ouest de la région, jusqu'à Schefferville, au nord.

Dans ces ateliers avec les enfants, les auteures présentent leur projet et leur vécu pour ensuite faire quelques exercices de poésie.

« Ils sont inspirés, les jeunes. Je trouve qu’ils ont bien saisi le sens de la poésie, dit Joséphine Bacon. Chaque groupe a sa façon de comprendre. »

Les exercices varient selon l’âge, la classe ou l’inspiration du moment, explique l’auteure Joséphine Bacon.

Elle souligne qu'il y a une différence dans la façon dont les jeunes Autochtones abordent la poésie dépendamment de leur vécu.

À La Romaine, par exemple, ils vont être très proches de la chasse, des animaux et de la nature, parce qu’ils montent encore beaucoup dans le bois.

Joséphine Bacon, auteure

Ouvrage bilingue

« À Schefferville, ils parlent beaucoup en innu, donc les poèmes ressortent en innu », ajoute Laure Morali.

Oui, il y a l’emplacement, mais il y a aussi l’utilisation de la langue innue.

Laure Morali, auteure

Les auteures utiliseront certains poèmes ou certains vers des enfants qu'elles auront amassés dans chaque communauté dans leur ouvrage.

Ce dernier sera bilingue, en innu et en français, confie Joséphine Bacon. Il sera publié conjointement par l’Institut Tshakapesh et la maison d’édition Mémoire d’encriers.

Selon elles, le plus beau est de voir que la langue est encore vivante et que la poésie chez les jeunes « ne meurt pas ».

D'après une entrevue de Guillaume Hubermont

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