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Abolition de la STC : les Saskatchewanais consternés

Un passager marche dans une rue avec sa valise.

Tareq Sunny, de Yorkton, n'arrive pas à croire que le gouvernement de la Saskatchewan s'apprête à abolir son service d'autocars.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La décision du gouvernement de la Saskatchewan d'abolir la Compagnie de transport de la Saskatchewan (STC) est mal accueillie par divers usagers du service dans la province. Certains habitants de communautés rurales craignent de ne plus pouvoir quitter leur village.

La consternation régnait mercredi après-midi à la gare d’autocars de la STC de Saskatoon. Des employés de la compagnie pleuraient, d’autres tentaient de venir en aide aux passagers désorientés, peu après avoir appris que le gouvernement s’apprête à abolir le service d’autocars créé il y a 70 ans.

Une résidente de Norquay, Cara Severson, implore le gouvernement de penser aux conséquences de sa décision sur les petites communautés, dans l’espoir qu’il change d’avis.

« Je ne peux pas le croire, je ne sais pas ce que je vais faire. Je ne vais plus voyager, ça va être un vrai cauchemar. »

— Une citation de  Cara Severson, résidente de Norquay

Tareq Sunny, de Yorkton, voyage à bord d'un autocar chaque mois pour affaires. Lui non plus ne pouvait y croire.

« Ils arrêtent pour toujours? Ma vie est en train de s’arrêter. »

— Une citation de  Tareq Sunny, résident de Yorkton

Une passagère d’origine nigériane ignore quant à elle comment elle amènera sa fille à Saskatoon pour des rendez-vous médicaux, tandis qu’un homme déplore la perte du service de transport de marchandises.

Coup dur pour les aînés

La porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière de Finances, Cathy Sproule, a souligné que la perte de la STC aura un effet important sur les aînés des régions rurales, un point de vue que partage la présidente de la Fédération des aînés fransaskois, Annette Labelle.

Elle explique que Ponteix a perdu le service d’autocars il y a deux ans et que le village en ressent encore les conséquences.

« Nous autres, ça nous a fait beaucoup de tort. On a perdu plusieurs personnes dans notre petit village, parce qu'il n'y avait pas de transport pour se rendre à leurs rendez-vous. »

— Une citation de  Annette Labelle, présidente de la Fédération des aînés fransaskois

Trop cher à maintenir

Le gouvernement estime qu’il lui en coûterait 85 millions de dollars pour maintenir le service au cours des cinq prochaines années et considère qu’il peut rediriger ces fonds ailleurs.

Au total, 224 employés seront touchés par l’abolition de la société d'État.

Le service d’autocars prendra fin le 31 mai, tandis que le service de transport de marchandises s’arrêtera le 19 mai.

Le service d’autocars a également été suspendu mercredi après-midi et jeudi matin pour permettre au personnel de rencontrer la direction. Le service devrait reprendre jeudi après-midi.

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