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Rehtaeh Parsons : un drame qui ne pourrait plus se reproduire selon sa mère

Rehtaeh Parsons de Halifax en Nouvelle-Écosse avait 17 ans quand elle s'est suicidée

Rehtaeh Parsons de Halifax en Nouvelle-Écosse avait 17 ans quand elle s'est suicidée

Photo : Facebook

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La mère de Rehtaeh Parsons, l'adolescente néo-écossaise morte après une tentative de suicide en avril 2013, est soulagée d'apprendre que la plupart des recommandations faites à la suite d'une enquête indépendante aient été suivies.

Selon Leah Parsons, il ne serait plus possible, aujourd’hui, que des images intimes d’une personne circulent pendant près d’un an et demi sans que rien ne soit fait.

Rehtaeh Parsons avait dit à sa famille avant sa mort qu’elle avait été agressée sexuellement lors d’une fête. Des photos de l’agression présumée avaient été prises et avaient circulé parmi les jeunes de son école. Elle avait par la suite été la victime de cyberintimidation.

Deux jeunes hommes avaient reconnu leur culpabilité, l’un à une accusation de production de pornographie juvénile et l’autre à une accusation de distribution de ces images, à la suite de cette affaire.

Une enquête indépendante menée par l’avocat Murray Segal avait mis en lumière une série d’erreurs commises au cours de l’enquête policière initiale et par le service des poursuites publiques de la Nouvelle-Écosse, qui n’avait pas porté d’accusations, au début. M. Segal faisait 17 recommandations pour éviter que pareille tragédie se reproduise.

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a annoncé mercredi que 14 de ces recommandations avaient été mises en oeuvre.

Une unité d'enquête spécialisée dans la cyberintimidation

Par exemple, une unité d’enquête spécialisée dans la cyberintimidation a été créée.

CyberSCAN reçoit les plaintes de cyberintimidation et intervient lorsque ces plaintes sont justifiées. Elle rencontre toutes les personnes concernées, elle a le pouvoir d’ordonner aux fournisseurs d’internet de couper le service aux cyberintimidateurs et peut obliger les fournisseurs à lui dévoiler l’identité de ces personnes.

Les forces policières doivent par ailleurs accorder une plus grande priorité aux cas d’adolescents en crise, conformément aux recommandations du rapport Segal. Le rapport avait conclu que l’enquête policière sur l’affaire Parsons avait pris trop de temps.

« Leur santé mentale se détériore si rapidement, affirme Leah Parsons, que lorsque les tribunaux sont saisis d’affaires qui les concernent, il est important que ces causes ne soient pas reportées. »

Mme Parsons a des éloges pour la mise en oeuvre d’une autre recommandation : celle voulant que les conséquences de la cyberintimidation soient abordées dans les écoles. Elle voudrait cependant qu’on aille plus loin.

« Il est important de parler de cyberintimidation [...], mais il est aussi important de s’attaquer aux causes du phénomène. Pourquoi des jeunes se sentent-ils obligés d’agir ainsi?

Avec les informations de CBC

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