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Déçus ou satisfaits? Voici les principales réactions au budget fédéral 2017

Le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, présentant le plus récent budget du gouvernement Trudeau.

Le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, présentant le plus récent budget du gouvernement Trudeau.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Les réactions se sont enchaînées à la suite de l'annonce du budget 2017 du ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, mercredi, certains se disant déçus, d'autres, satisfaits.

Les infrastructures

- L’Union des municipalités du Québec (UMQ) a accueilli positivement le plan budgétaire 2017.

« L’UMQ se réjouit de la poursuite d’un plan d’investissement important dans les infrastructures publiques, considérant que les municipalités sont responsables de près de 60 % d’entre elles », a déclaré le premier vice-président de l’UMQ et maire de Drummondville, Alexandre Cusson.

Les transports

Des wagons du train léger d'Ottawa pendant des tests

Des wagons du train léger d'Ottawa pendant des tests

Photo : Radio-Canada

- La Fédération canadienne des municipalités (FCM) pense que les villes ont désormais les outils voulus pour lancer la prochaine ère de transports collectifs hautement efficaces.

« Le plan pour les transports collectifs auquel est assorti un mécanisme d’affectations permet aux villes et aux municipalités de concrétiser enfin leurs projets les plus importants », a mentionné le président de la FCM, Clark Somerville.

Le bois d'oeuvre

 

Le syndicat représentant les travailleurs de l'industrie du bois d'oeuvre, Unifor, c'est dit fort déçu du peu de mesures dans le budget fédéral, concernant cette industrie menacée.

De passage à Gatineau, les dirigeants d'Unifor ont exprimé leur inquiétude relativement au peu d'importance qu'accorde le gouvernement de Justin Trudeau à ce secteur dans son budget.

Le directeur d'Unifor pour la région du Québec, Richard Gagné, redoute particulièrement l'impact de l'imposition de nouveaux tarifs américains sur le bois d'oeuvre.

La francophonie et les langues officielles

- La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada a déploré le peu d'importance que le gouvernement accorde à la francophonie et à la dualité linguistique.

« Nous nous attendions à ce que le gouvernement fasse à tout le moins mention du plan d’action pour les langues officielles sur lequel travaille présentement la ministre du Patrimoine canadien. Dans le chapitre d’introduction sur le 150e anniversaire de la Confédération, on ne parle même pas de la dualité linguistique. Ce sont là des messages symboliques qui ne coûtent rien, et ils n’ont pas été lancés », a déclaré la vice-présidente de la FCFA, Audrey LaBrie.

- L’Association internationale des interprètes de conférence (AIIC) Canada est quant à elle satisfaite de l'investissement de 38 millions de dollars pour améliorer les services de traduction parlementaire.

« Voilà déjà trop longtemps que l’on prive de ressources les services en langues officielles du gouvernement fédéral. Cette annonce est fort éloquente, dans la foulée des déclarations de la ministre Foote quant à l’engagement de l’actuel gouvernement envers des services langagiers de qualité », a fait savoir Nicole Gagnon, porte-parole d’AIIC-Canada.

- La Commission nationale des parents francophones (CNPF) a regretté l'absence d'investissement pour les francophones.

« Pour l'instant, il n'y a rien pour les francophones et les besoins des francophones en situation minoritaire. Et c'est vital, parce que si on n'a pas notre juste part, imaginez, ça veut dire que nos garderies francophones vont devoir compétitionner contre des garderies anglophones qui elles ont un tarif beaucoup moindre », a souligné le directeur général de la Commission nationale des parents francophones, Jean-Luc Racine.

Le logement

- Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) se dit déçu par la faiblesse des montants prévus pour le logement.

Il aurait été plus encourageant pour les ménages mal logés qu’Ottawa dédie spécifiquement des sommes au logement social.

Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU

Le FRAPRU réclamait 2 milliards de dollars par année pour l'ensemble du Canada, uniquement pour les investissements dans de nouveaux logements sociaux. Et c'est sans compter l'ajout réclamé de 1,7 milliard de dollars pour l'entretien et le maintien des logements sociaux existants.

- La Fédération canadienne des municipalités (FCM), en revanche, s'est réjouie des investissements prévus par le fédéral.

« Le budget fédéral a aussi pris des dispositions pour s’attaquer efficacement aux problèmes du logement social et du logement abordable, et nous devrons collaborer étroitement avec les autres ordres de gouvernement pour s’assurer qu’il remplisse ses promesses », a réagi le président de la FCM, Clark Somerville.

La lutte contre l’évasion fiscale et l’évitement fiscal

- L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) trouve que l'engagement de nouveaux vérificateurs dans ce dossier constitue une bonne nouvelle.

« Les nouveaux investissements aideront l’Agence du revenu du Canada (ARC) à s’assurer que les milliardaires et les grandes sociétés paient leur juste part d’impôt », a déclaré la présidente de l’IPFPC, Debi Daviau.

Rien sur Phénix

Marie Lemay regarde les journalistes lors d'un point de presse.

La sous-ministre des Services publics et de l’Approvisionnement du Canada, Marie Lemay, lors d'une mise à jour sur le système Phénix, le mercredi 8 mars 2017.

Photo : Radio-Canada

- L'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), qui avait demandé la création d'un fonds de réserve de 75 millions de dollars afin d'aider les ministères à bien payer leurs employés, est consternée. Les victimes du système de paye Phénix sont aussi pour l'AFPC les grands perdants de ce budget.

« Nous sommes évidemment très déçus que le gouvernement n'ait pas su mettre quelque chose de l'avant. Il aurait pu, au moins, mettre une annonce qui dit qu'ils prennent le problème Phénix au sérieux! » a réagi Larry Rousseau, vice-président exécutif régional de l'AFPC pour la capitale nationale.

- L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) se dit aussi déçu de l'absence de fonds pour corriger les erreurs de Phénix.

« Nous sommes bien sûr déçus que le gouvernement choisisse de ne pas consacrer plus de fonds pour corriger une fois pour toutes le fiasco Phénix, certainement l’un des chapitres les plus sombres - et les plus longs - en matière de mauvaise gestion de la fonction publique fédérale », a conclu Mme Daviau. « À cet égard, son silence est assourdissant. »

Ottawa-Gatineau

Politique fédérale