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Nouveau rebondissement dans le scandale des écoutes électroniques à Washington

Devin Nunes, un élu républicain, affirme détenir des informations prouvant que le président américain Donald Trump a été mis sur écoute.

Photo : Reuters / Joshua Roberts

Radio-Canada

Donald Trump aurait bel et bien été mis sur écoute, mais de manière indirecte, selon ce qu'avance un élu républicain qui dit avoir des informations sur des opérations de surveillance qui n'ont pas été révélées au grand jour.

L’homme à l’origine de ces nouvelles allégations, Devin Nunes, est l’actuel président de la Commission du renseignement de la Chambre des représentants.

S’adressant à la presse américaine, il a affirmé avoir eu accès à de nombreuses informations dans des rapports des agences de renseignement « qui l’amenaient à penser que l’administration précédente et des agences avaient une bonne idée de ce que le président Trump faisait ».

Devin Nunes est ainsi venu étayer les récentes accusations de Donald Trump qui a accusé son prédécesseur de l'avoir mis sur écoute pendant la campagne électorale.

Le président de la Commission a précisé que des communications des membres de l’équipe Trump auraient été interceptées entre novembre et janvier, durant la période de transition entre l’administration Obama et celle de l’actuel président.

Devin Nunes s’est d’ailleurs entretenu avec Donald Trump pour lui faire part de ses découvertes, jugeant qu’il était « important » que le président le sache. Il s'est également adressé au président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, ajoutant qu'il était très « alarmé » par ce qu'il avait découvert.

Le président Trump, qui s'est dit conforté par les informations de M. Nunes, avait auparavant démontré son incapacité à prouver les faits allégués contre Barack Obama.

M. Nunes n’a pas fourni de détails supplémentaires sur les informations qu’il détenait, mais a spécifié que les écoutes ne visaient pas spécifiquement le président Trump ou son équipe.

Il a ajouté qu’il s’agissait probablement d’informations récoltées de « manière fortuite » dans le cadre d’activités de surveillance visant des cibles étrangères.

D'après ce que j'ai compris, il s'agit d'une collecte normale, accessoire. Il semble que ces renseignements aient été recueillis légalement en vertu de la loi sur la surveillance étrangère.

Le président de la Commission du renseignement

Or, le fait que Devin Nunes se soit directement adressé au président sans d’abord aviser ses collègues de la Chambre des représentants a provoqué l’ire des élus démocrates qui ont réitéré la nécessité de mener une enquête indépendante sur le scandale des écoutes.

Adam Schiff, le leader démocrate au sein de la commission de renseignement, a argué que M. Nunes ne pouvait pas mener d’enquête « crédible de cette façon ». Il a accusé son collègue d’avoir jeté une ombre sur les efforts des autorités américaines pour faire la lumière sur cette histoire et a dénoncé sa sortie médiatique précipitée.

Lundi, le directeur du FBI, James Comey, avait affirmé que la police fédérale ne disposait d'aucune information permettant d’accréditer les accusations lancées par le président américain à l’égard de son prédécesseur.

James Comey a toutefois confirmé qu’une enquête sur la Russie et l’équipe Trump était en cours.

Avec les informations de CNN, et Agence France-Presse

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