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Budget 2017 : des mesures qui suscitent de l'intérêt en Atlantique

Bill Morneau et Justin Trudeau marchant vers la Chambre des communes

Le ministre des Finances Bill Morneau et le premier ministre canadien Justin Trudeau tiennent des copies du budget fédéral, à Ottawa.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Les mesures contenues dans le budget fédéral déposé mardi à Ottawa soulèvent de l'intérêt en Atlantique. Certains investissements promis par le ministre des Finances, Bill Morneau, répondent aux souhaits de la classe politique.

La ministre des Finances du Nouveau-Brunswick, Cathy Rogers, était particulièrement heureuse d'entendre parler d'investissements pour la création de places en garderie, la formation de la main-d'oeuvre et les travailleurs étrangers temporaires, des secteurs ciblés par le gouvernement Gallant.

Cathy Rogers à l'Assemblée législative

La ministre des Finances du Nouveau-Brunswick, Cathy Rogers

Photo : CBC

« Les priorités du gouvernement fédéral rejoignent les nôtres », a-t-elle indiqué après avoir pris connaissance des grandes lignes du budget.

Le ministre des Finances de la Nouvelle-Écosse, Randy Delorey, se réjouit des investissements annoncés pour les infrastructures, l’innovation technologique, l’éducation, la formation et le logement social. M. Delorey estime que les changements à l’assurance-emploi qui vont permettre à des chômeurs d’obtenir de la formation professionnelle sont particulièrement positifs pour sa province qui cherche à contrer la diminution de sa main-d’oeuvre.

Les mesures d’appui à la formation professionnelle sont aussi accueillies avec joie par la ministre des Finances de Terre-Neuve-et-Labrador, Cathy Bennett. Elle se réjouit aussi de voir le gouvernement Trudeau tenir sa promesse de subventionner des places en garderies et d’investir dans les infrastructures.

Innovation : l'Atlantique pas prête?

Les provinces de l'Atlantique devront s'atteler à la tâche afin de tirer parti des investissements qu'Ottawa compte faire en innovation, estime un économiste.

Dans son deuxième budget, le ministre Morneau a précisé que le gouvernement fédéral misera sur l'innovation et les compétences des travailleurs pour stimuler l'économie canadienne. Or la région de l'Atlantique accuse un certain retard dans ce domaine, fait remarquer Yves Bourgeois, professeur adjoint en économie à l'Université du Nouveau-Brunswick à Saint-Jean.

Yves Bourgeois sur un plateau de télévision

L'économiste Yves Bourgeois

Photo : Radio-Canada

« En ce qui a trait à la recherche, nos universités sont moins axées sur la recherche par rapport aux autres universités canadiennes, souligne-t-il. [Nos universités] sont plus petites et surtout basées sur l'instruction. »

C'est un écart que nous devrons combler, sinon on risque de manquer le bateau.

Yves Bourgeois, professeur en économie, Université du Nouveau-Brunswick à Saint-Jean

L'Atlantique est aussi défavorisée par le fait qu'elle compte moins de grandes sociétés qu'il y en a dans le centre du pays. « Beaucoup d'innovation se fait au sein des grandes entreprises. Elles développent leurs propres laboratoires de recherche, par exemple en chimie, en biochimie ou dans le secteur financier, explique M. Bourgeois. Nous, nous n'avons pas autant de sièges sociaux. »

« Est-ce que le défi de l'innovation sera relevé par les petites et moyennes entreprises? Il faudra beaucoup de souplesse et d'efforts pour ramener nos PME à bord du bateau », estime l'économiste.

Deux absences décevantes, selon un expert

Selon l’économiste et auteur Richard Saillant, des mesures qui auraient pu aider le Nouveau-Brunswick sont absentes du budget Morneau.

« Au niveau des transferts, on a simplement confirmé l’entente sur le financement de la santé, qui consacre une réduction de la croissance pour le financement de la santé au moment même où le Nouveau-Brunswick vieillit de manière accélérée. [...] Ça, ça une incidence directe sur nos finances publiques », explique M. Saillant.

Un plus grand appui à l’immigration aurait aussi été souhaitable, ajoute l’économiste.

« Le deuxième point qui est absent, c’est un coup de barre au niveau de l’immigration pour augmenter les flux d’immigration. On a quelques mesures au niveau des travailleurs étrangers temporaires, de la main-d’oeuvre qualifiée. Ce sont de bonnes choses, mais au niveau de donner un grand coup de barre, ce n’est pas là », indique Richard Saillant.

Nouveau-Brunswick

Économie