•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'opposition contre le projet Northern Pass s'organise

Des lignes d'Hydro-Québec entourées d'arbres.
Le projet Northern Pass doit partir de Windsor, en Estrie, pour se rendre jusqu'à Deerfield, au New Hampshire. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Une séance d'information sur le projet Northern Pass, d'Hydro-Québec, a eu lieu mercredi soir à Coaticook. C'était l'occasion d'entendre les citoyens, mais également de lancer le mouvement SOS mont Hereford.

Un texte de Christine Bureau

« C’est un mouvement qui commence, qui s’élargit et qui va prendre de l’ampleur », assure le directeur général de Nature Québec, Christian Simard, qui promet un lancement officiel du mouvement plus tard à Montréal.

Le mouvement réunit pour l'instant Nature Québec, le Conseil régional de l'environnement de l'Estrie (CREE), Corridor appalachien et le Réseau des milieux naturels protégés. « C'est le noyau, mais il y a d'autres organismes qui vont s'ajouter », a-t-il promis.

Selon lui, la séance d'information tenue à Coaticook a rassemblé une soixantaine de citoyens. La majorité d'entre eux ont signé une déclaration d'appui au mouvement.

On a trouvé un écho extrêmement favorable de la population locale. Ils se sentent écoutés, ils veulent épouser cette cause-là, qui est très importante.

Christian Simard

Certains citoyens se seraient montrés inquiets que des ententes aient été signées avec des propriétaires de terrains alors qu'Hydro-Québec doit étudier un tracé en profondeur d'enfouissement.

D'autres ont voulu savoir si le mouvement était bien préparé à affronter Hydro-Québec, un adversaire de taille.

« On est déterminés », a insisté M. Simard.

Présentation

Les organismes qui participent au mouvement SOS mont Hereford ont commencé la séance d'information en prenant la parole chacun leur tour.

« On n’est pas contre le projet, on est contre la manière dont Hydro-Québec nous le présente à l’heure actuelle », a soutenu d'entrée de jeu la directrice générale du CREE, Jacinthe Caron.

Son homologue de Nature Québec a pour sa part de nouveau réclamé le détournement et l'enfouissement de la ligne aérienne haute tension sur un maximum de 18 kilomètres. Selon le tracé actuel, Northern Pass doit traverser la forêt Hereford, un don écologique et un milieu protégé, durant une dizaine de kilomètres.

Le tracé Northern Pass, qui part de Windsor, au Québec, pour se rendre jusqu'à Deefield, au New Hampshire. Le tracé Northern Pass Photo : Radio-Canada

Dans son rapport rendu le mois dernier, le Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE) a recommandé à Hydro-Québec de réévaluer la possibilité d'enfouir une partie de la ligne.

« C'est 60 millions de dollars de plus. C’est 2 % du coût total du projet. Est-ce que c’est ça qui risque de couler économiquement le projet? Poser la question, c’est y répondre », a laissé tomber M. Simard.

« Aux États-Unis, il y a 100 kilomètres qui seront enfouis pour préserver les beaux paysages naturels du New Hampshire », a renchéri Marilou Bourdages, coordonnatrice pour le Réseau des milieux naturels protégés. L'enfouissement se fera dans des zones à haute valeur récréotouristique, a-t-elle précisé.

Le projet en ce moment est inacceptable dans sa forme actuelle. [...] On demande à Hydro-Québec de nous présenter d'autres solutions.

Marilou Bourdages, coordonnatrice, Réseau des milieux naturels protégés

L'enfouissement de la ligne haute tension aux États-Unis coûtera 500 millions de dollars, selon Nature Québec.

Estrie

Énergies renouvelables