•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Bourse du carbone : première vente aux enchères en Ontario

Photo des émissions polluantes sortant d'une cheminée d'usine

Cheminée d'usine (archives)

Photo : AP / Mark Schiefelbein

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les distributeurs de gaz naturel, les aciéries, les constructeurs automobiles et les pétrolières, notamment, pourront acheter pour la première fois, mercredi, des crédits d'émissions polluantes dans le cadre de la nouvelle bourse du carbone en Ontario.

Le ministre de l’Environnement, Glen Murray, explique que c’est un système d'« échange », qui permet aux entreprises qui ont dépassé leurs cibles de vendre des crédits à d’autres qui tirent de l’arrière.

Le Québec et la Californie participent déjà à ce marché du carbone.

 

Pour voir l'infographie sur mobile (Nouvelle fenêtre)

La première mise aux enchères en Ontario pourrait rapporter un demi-milliard de dollars au gouvernement. Trois autres enchères du genre sont prévues cette année, totalisant des revenus d’environ 1,9 milliard.

Déjà, les Ontariens paient plus cher depuis le 1er janvier pour leur chauffage et leur essence.

Les libéraux ont promis de réinvestir toutes les recettes dans des initiatives vertes, comme un programme écoénergie ou le transport en commun.

« Taxe déguisée »

De son côté, le chef de l’opposition conservatrice, Patrick Brown, qualifie le marché du carbone de « taxe déguisée » qu’il promet d'abolir s’il prend le pouvoir l’an prochain.

« Ça rend l’Ontario moins concurrentiel, dit-il, et si l’objectif était de protéger l’environnement, ce ne serait pas une source de revenus pour le gouvernement. »

M. Brown propose plutôt une taxe carbone dont l’ensemble des revenus seraient remis à la population sous la forme de baisse d’impôts ou de taxe de vente et de crédits pour les PME, par exemple. Les libéraux répondent qu'une taxe carbone coûterait quatre fois plus aux familles ontariennes.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !