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Les producteurs forestiers privés se mobilisent

Un homme qui coupe un arbre dans la forêt.

Un homme qui coupe un arbre dans la forêt.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent tenait mardi, à Matane, une assemblée sectorielle afin de présenter le bilan de l'année 2016. Les dossiers de l'heure, exportations du bois d'œuvre vers les États-Unis et épidémie de la tordeuse des bourgeons de l'épinette, étaient à l'ordre du jour.

Un texte de Joane Bérubé

Avec 58 % de leurs livraisons destinées aux scieries de bois d’œuvre, les producteurs de bois de la forêt privée sont parmi les premiers à sentir les effets des durcissements frontaliers. « Actuellement, le prix du résineux n’est pas si pire, indique le président du Syndicat, Roger Vaillancourt, mais qu’est-ce qui nous pend au bout du nez avec l’ALENA, on ne le sait pas. On va vivre avec, on espère connaître encore en 2017 une bonne année, mais on n’est sûr de rien. »

Les producteurs ont reçu au cours des derniers jours une ristourne de 1 $ la tonne métrique. Le Syndicat a mis en marché au total, cette année, 1,8 million de tonnes métriques de bois.

Pour la prochaine année, le président du Syndicat, Roger Vaillancourt, rappelle que parmi les sources d’incertitudes qui ébranlent le secteur forestier, la tordeuse des bourgeons de l'épinette est l'une des plus préoccupantes.

Au total, au Québec, 848 000 hectares de boisés privés sont maintenant touchés, ce qui représente 17 fois la taille de l’île de Montréal ou de l’agglomération de la ville de Québec. Quelque 14 000 propriétés boisées sont atteintes.

La tordeuse des bourgeons de l'épinette  Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La tordeuse des bourgeons de l'épinette

Photo : Radio-Canada / CBC

Les producteurs de la forêt privée ont demandé en vain en 2016 que le ministère des Ressources naturelles procède à des arrosages préventifs. Le Syndicat demandait notamment que la forêt privée puisse être protégée au même titre que la forêt publique.

Les producteurs suggéraient aussi la mise en place d’une coordination de la récolte en forêt publique et privée. La stratégie gouvernementale semble plutôt être axée sur la récolte du bois résineux des secteurs menacés en forêt publique ce qui risque, croient les producteurs, de déstabiliser le marché.

Le président du Syndicat des producteurs forestiers, Roger Vaillancourt, entend toutefois poursuivre les démarches auprès de Québec pour la prochaine saison.

« On va continuer. Regardez ce qui est arrivé avec les producteurs laitiers. J’ai l’impression que les gouvernements comprennent maintenant la voix des gens de la rue. C’est ça que l’on va faire nous aussi, on se prépare », promet Roger Vaillancourt, qui rappelle que la forêt est le principal moteur économique de bien des petites municipalités du Bas-Saint-Laurent.

La dernière des sept rencontres sectorielles du Syndicat aura lieu jeudi à Causapscal. L’Assemblée annuelle de l’organisation se tiendra à Rimouski le 26 avril prochain.

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