•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un plan pour sauver une maison du patrimoine franco-ontarien

Les trois membres du comités sont attablés et parlent avec une foule autour d'eux à l'Hôtel-de-Ville.
Les membres du comité Belle River Log Cabin Project ont présenté leur plan de sauvetage de la maison Saint-Pierre au conseil municipal de Lakeshore. Photo: Radio-Canada / Colin Côté-Paulette
Radio-Canada

Un groupe de citoyens a présenté au conseil municipal de Lakeshore un plan pour sauver la maison St-Pierre, qui a grandement besoin de réparations. Le bâtiment construit au milieu du XIXe siècle est l'un des derniers édifices du patrimoine des francophones du sud-ouest de l'Ontario toujours intact, mais sa survie est en péril.

Un texte de Colin Côté-Paulette

Baptisé Belle River Log Cabin Project (Nouvelle fenêtre), le collectif composé de résidents de la région de descendance francophone veut obtenir la permission de la Municipalité pour déménager la maison, située à Maidstone, au parc Optimiste, à Lakeshore. Le bâtiment patrimonial aurait ensuite de multiples usages : musée, attrait touristique et espace culturel avec galerie d'art notamment.

« Je suis vraiment heureuse de la réaction des conseillers, ils ont été gentils avec nous. Je suis optimiste », indique l'une des membres du groupe, Anne Anderson.

Les conseillers municipaux ont démontré de l'intérêt pour le projet, posant plusieurs questions concernant la faisabilité et les coûts liés au déménagement et à l'entretien de la maison. Le maire de Lakeshore, Tom Bain, a finalement indiqué qu'un comité municipal analyserait la proposition et déposerait un rapport d'ici quelques mois.

Lieu historique

La maison St-Pierre a été bâtie en 1856, peut-être même en 1851, selon un document historique (Nouvelle fenêtre) récemment trouvé par le comité, et a toujours appartenu à des familles francophones. La propriétaire actuelle du bâtiment, Élizabeth McInnis, n'habite plus la maison et n'a pas les moyens de la faire réparer.

Une campagne de sociofinancement lancée par les citoyens a permis d'amasser 23 700 $. Le montant n'est pas suffisant pour couvrir le déménagement de la maison et son entretien, le groupe a donc fait une demande pour obtenir une subvention du gouvernement fédéral, en plus de demander l'aide de la Municipalité de Lakeshore.

Un bâtiment comme ça, c'est très rare, la plupart ont été démolis au XXe siècle. C'est peut-être le seul bâtiment du genre à Lakeshore.

Guillaume Teasdale, professeur d'histoire à l'Université de Windsor et membre du comité

Le professeur estime qu'une bonne partie de la population de Lakeshore parle toujours français. Il pense que le projet raviverait le sentiment d'appartenance à la communauté francophone.

Les trois membres sont debout dans le hall d'entrée de l'Hôtêl-de-Ville de Lakeshore. Les leaders du Belle River Cabine Log Project, Susan Allison, Anne Anderson et Guillaume Teasdale. Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

M. Teasdale affirme que les étudiants en histoire de l'Université de Windsor pourraient aussi utiliser la maison pour faire des travaux scolaires.

« On peut cartographier certains lieux historiques pour que les gens qui les visitent puissent avoir de l'information sur leur téléphone grâce à une application. C'est déjà le type de travail pratique qu'on demande aux étudiants en histoire. »

D'après le comité, la maison St-Pierre pourrait également attirer un bon nombre de touristes américains de la région de Détroit fiers de leurs origines francophones.

Toronto

Histoire