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Budget fédéral : l’Ontario a des attentes limitées

Le ministre ontarien des Finances Charles Sousa

Le ministre ontarien des Finances Charles Sousa

Photo : Radio-Canada / Claudine Brulé

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement ontarien n'a pas de grandes attentes concernant le budget fédéral, mais il y a certains investissements qu'il souhaiterait bien y retrouver.

Un texte de Claudine Brulé

Sur la liste du ministre ontarien des Finances Charles Sousa : des initiatives pour favoriser la croissance des entreprises. Le ministre soutient que sa province compte plus de nouvelles entreprises que l’ensemble des autres provinces réunies.

Parallèlement, il affirme que pour rester concurrentiel, l’Ontario doit avoir une main-d'oeuvre qualifiée. C’est pourquoi il voudrait voir le gouvernement fédéral investir dans l'acquisition de compétences.

Charles Sousa est aussi curieux de savoir si Ottawa augmentera ses dépenses en infrastructures. Ce dossier est particulièrement important, dit le ministre ontarien, puisque souvent, les programmes de construction d’infrastructures nécessitent une participation financière des provinces.

Maison à vendre
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Les prix de l'immobilier continuent de grimper à Toronto.

Photo : Associated Press

L’Ontario demande aussi des mesures pour freiner la hausse des prix de l’immobilier.

Lundi, le ministre des Finances, Charles Sousa, demandait à son homologue fédéral Bill Morneau de songer à des mesures pour ralentir la croissance fulgurante du marché de l’immobilier dans la grande région de Toronto.

Charles Sousa suggérait une hausse de la taxe sur les gains en capital - une mesure, dit-il, qui toucherait directement les investisseurs achetant des propriétés dans l’unique but de les revendre (une pratique qui contribue grandement à la hausse des prix).

L’économiste en chef de la Banque Scotia, Jean-François Perrault, ne croit pas qu’une mesure fédérale est nécessaire, puisque la surévaluation du marché immobilier touche surtout Vancouver et Toronto.

Il croit que la province peut très bien agir seule.

« Il y a un élément de l’augmentation des prix qui reflète une insuffisance de l’offre, dit-il. C’est un enjeu de nature provinciale et municipale. Ce sont des choses qui sont dans la sphère de contrôle du ministre provincial des Finances, ainsi que du maire de la Ville de Toronto.

« Le deuxième est au niveau de la spéculation. Si, effectivement, il y a de la spéculation dans le marché immobilier à Toronto, le ministre des Finances ainsi que le maire de la Ville de Toronto peuvent imposer une taxe sur les transactions immobilières pour décourager la spéculation. »

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