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Éducation sexuelle : besoin criant de formation pour les enseignants

Stephanie Myers est candidate à la maîtrise en éducation à l'Université de Moncton, répond aux question de la journaliste.

Stephanie Myers est candidate à la maîtrise en éducation à l'Université de Moncton. Elle soutiendra sa thèse en avril 2017.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'enseignement de l'éducation sexuelle donne des maux de tête à plusieurs enseignants du sud-est du Nouveau-Brunswick. Stéphanie Myers, candidate à la maîtrise en éducation de l'Université de Moncton, présentera bientôt sa thèse sur le sujet.

Stéphanie Myers a rencontré en 2014, dans le cadre de sa thèse, 13 enseignants du sud-est du Nouveau-Brunswick qui donnent ou ont donné récemment ce cours. Elle s’est concentrée sur l’enseignement donné par ces enseignants de la 6e à la 8e année. Son but : connaître leur expérience dans l’enseignement de cette matière.

Dans la plupart des cas, ça ne fait pas partie de leur champ d’expertise. Par exemple, des enseignants de français, de mathématique ou d’histoire sont amenés à donner le cours de Formation personnelle et sociale (FPS), qui inclut l’éducation sexuelle.

L’étudiante à la maîtrise fait ressortir un détail de ces rencontres : « L’essentiel, c’est vraiment qu’ils ont un manque de formation avant d'avoir à offrir ce cours-là. Ça leur donne un gros stress, une anxiété, un manque de volonté à donner ce cours-là. Finalement, c’est au détriment des enfants. »

Malaises

Les enseignants se plaignent aussi devant le peu de lignes directrices pour enseigner l’éducation sexuelle. La quantité d’information à laquelle ils ont accès sur Internet est énorme. Les élèves ont parfois des questions sensibles. Pour certains enseignants, cela crée des malaises.

Les enseignants ont peur de trop en dire parce que les limites ne sont pas claires dans le programme d’étude pour parler des ITS, parler des dangers, mais jusqu’à quel point?

Stephanie Myers, candidate à la maîtrise en éducation, Université de Moncton

Besoin de plus de formation

Selon Stephanie Myers, la solution passerait par une formation initiale plus complète et une formation continue pour les enseignants.

Le ministère de l’Éducation a mis en place un projet pilote quant à l’enseignement de la Formation personnelle et sociale dans certaines écoles de la province avec des objectifs et des lignes directrices plus clairs.

Il s’agit d’une bonne nouvelle, selon Stephanie Myers. « L’école est la place la plus importante pour [...] recevoir cette formation-là. Mais ça prend aussi une communication entre les parents et l’école pour s’assurer qu’on donne une éducation favorable à la santé de nos jeunes. Est-ce qu’il y a quelque chose de plus important que ça? Je ne pense pas. »

Stephanie Myers soutiendra sa thèse de maîtrise en avril 2017.

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