•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Patrice Bernier, comme le bon vin

Patrice Bernier

Patrice Bernier

Photo : AP Photo/Andres Kudacki

Radio-Canada

L'Impact connaît un lent début de saison, mais pas Patrice Bernier. Le milieu québécois brille malgré ses 37 ans, comme en font foi ses trois passes décisives, un sommet dans la Major League Soccer (MLS).

Un texte de Michel Chabot

« C’est sûr que quand tu fais bien les choses et que tu te retrouves en haut du classement, c’est bien. J’étais là en 2013 et en 2012 aussi, mais avant tout, je préférerais avoir décroché les trois points samedi », lance Bernier en référence à la nulle de 1-1 contre le New York City FC au Yankee Stadium, samedi.

Modeste mais confiant, le capitaine, qui en est à sa sixième saison à Montréal, n’est pas surpris de son excellent départ.

« Je sais que je suis capable de faire ça, dit-il. De l’extérieur, je suis peut-être sous-estimé, comme plusieurs Canadiens. Les joueurs d’autres pays ressortent plus. Il y en a d’autres qui ont des profils plus élevés, mais ça ne change rien pour moi. Je le dis depuis que j’ai signé, c’est le terrain qui va parler. »

« Pat démontre de la qualité tous les jours, affirme son coéquipier Evan Bush. C’est un grand professionnel. Il est plus intelligent et plus habile techniquement que plusieurs jeunes joueurs du circuit. »

Bernier est revenu sur sa superbe passe décisive à New York, qui a permis à Dominic Oduro de faire 1-1.

« J’avais vu déjà dans le match qu’il y avait quelquefois de l’espace, explique-t-il. Dom était là dans le dos, il suffisait juste de le mettre en position pour marquer. Il faut lui donner crédit aussi parce qu’il a fait un bon contrôle de la poitrine. C’est lui qui a fini. Et il faut une bonne finition, sinon on ne parle pas de la passe. »

Amusé par les bons commentaires à son égard, Bernier savoure ses récents succès tout en étant conscient que la saison ne fait que commencer.

J’ai reçu beaucoup d’éloges, je vais les prendre. Surtout qu’il y avait Pirlo de l’autre côté qui a fait ça pendant toute sa carrière.

Patrice Bernier, capitaine de l'Impact

Un sombrero remarqué

Et, justement, le fameux sombrero qu’il a servi à la légende italienne et qui a enflammé la Twittosphère, qu’en est-il?

« Je ne savais même pas que c’était lui, assure le numéro 8. C’est après le match que les coéquipiers m’ont dit que c’était Pirlo. Et les médias sociaux ont fait leur travail. Mais c’est sûr que je vais garder ça dans ma poche. En fin de carrière, je pourrai me dire que j’ai réalisé un petit geste technique devant une légende du soccer. »

 

À le voir jouer ainsi, on peut se demander s’il prendra bel et bien sa retraite à la fin de la campagne.

« Seuls les fous ne changent pas d’idée, mais ce n’est qu’un match, indique Bernier. Ç’a bien été, mais on n'a pas gagné, et il y a encore une trentaine de matchs à jouer. Je ne regarde pas la fin déjà parce que je vais être nostalgique. Je veux juste prendre du plaisir sur le terrain et vivre de belles émotions avec cette équipe. »

Les sentiments sont mitigés dans le camp du Bleu-blanc-noir, avec une défaite et deux nulles en trois matchs, mais l'atmosphère dans le vestiaire demeure bonne.

« Nous devons trouver des façons de gagner, dit Bush, superbe en première demie à New York. Mais selon moi, ajoute le gardien, il faut davantage se soucier de la performance à ce stade-ci de la saison. Je ne suis pas trop déçu pour le moment. »

« Le dernier match a été bon pour le moral, ajoute pour sa part le capitaine. Nous sommes allés chercher un point dans un stade où ce n‘est pas facile, contre une équipe qui marque beaucoup de buts. Comparativement, dans le match contre Seattle, on a senti qu’on a laissé aller les choses. Nous sommes satisfaits des performances, mais un peu moins des résultats. »

L’entraîneur, lui, est heureux de la force de caractère démontrée par ses hommes en deuxième demie samedi.

« On a poussé, on a été capables de contrôler et on a trouvé le but, analyse Mauro Biello. On a même eu une autre occasion de compter. Il faut par contre éviter de perdre le ballon dans de mauvais endroits. Nous n’avons pas encore nos automatismes. Mais on va prendre ce point-là et avancer. »

Schweinsteiger ne fait pas l’unanimité

En congé jusqu’à leur match du 1er avril contre le Fire à Chicago, les membres du onze montréalais ont des opinions qui diffèrent au sujet de l’acquisition de l’Allemand Bastian Schweinsteiger par leurs prochains rivaux.

Bush soutient pour sa part qu’il s’agit d’une excellente acquisition.

Quand tu peux aller chercher un joueur de son envergure, c’est bon. Il est l’un des rares joueurs qui s’amènent en MLS avec un titre de champion de la Coupe du monde. Cela dit, je ne sais pas où il cadrera au sein de la formation du Fire. Mais ils ont sûrement un plan.

Evan Bush, gardien de l'Impact

Bernier s’explique, quant à lui, difficilement cette décision de l’organisation de Chicago.

« C’est bizarre parce qu’ils sont allés chercher Dax McCarty et Juninho, qui sont deux très bons joueurs en MLS . Mais ils remplissent peut-être un besoin. Pour la ligue, c’est certain que c’est bon, c’est un joueur qui a tout remporté. »

Les joueurs de l'Impact de Montréal à l'entraînement

Les joueurs de l'Impact de Montréal à l'entraînement

Photo : Radio-Canada

Absent du dernier match, Marco Donadel rejoindra l’équipe mercredi. Un de ses genoux le faisait souffrir la semaine dernière et on y a détecté un peu de liquide.

Quant à Ballou Jean-Yves Tabla, qui s’est entraîné à l’extérieur avec les réservistes, il s’est tordu une cheville. Son état sera réévalué au cours des prochains jours.

Soccer

Sports