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Tour d’hélicoptère de Labeaume : pas un problème, selon le ministre Blais

Le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, le pilote de l’hélicoptère TVA, Michel Careau, et le maire de Québec, Régis Labeaume.

Régis Labeaume a fait un tour à bord de l’hélicoptère de TVA.

Photo : Compte Twitter de Pierre Karl Péladeau

Radio-Canada

Le ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Blais, ne croit pas que le tour du maire de Québec à bord de l'hélicoptère TVA soulève des doutes sur son intégrité.

Régis Labeaume a survolé les plaines d’Abraham lors de la Coupe du monde de ski de fond en compagnie du grand patron de Québecor, Pierre Karl Péladeau, le week-end dernier. L’événement était organisé par Gestev, une filiale de Québecor. L’entreprise est aussi le gestionnaire du Centre Vidéotron et propriétaire du Journal de Québec, notamment.

« Ça m’étonnerait que le jugement du maire soit biaisé parce qu’il a fait un tour d’hélicoptère », a commenté François Blais, mardi matin.

Mais le ministre rappelle les règles d’éthique auxquelles sont assujettis les élus. « La règle qu’on doit tous retenir : si on reçoit un avantage quelconque de plus de 200 $, il faut le déclarer et ensuite il faut faire en sorte qu’on ne soit pas biaisé d’aucune façon dans notre jugement », ajoute le ministre.

Code d’éthique

Le code d’éthique et de déontologie des élus de la Ville de Québec stipule qu’« un membre du conseil ne peut accepter tout don, toute marque d’hospitalité ou tout autre avantage, quelle que soit sa valeur, qui peut influencer son indépendance de jugement dans l’exercice de ses fonctions ou qui risque de compromettre son intégrité ».

Aux côtés du ministre François Blais, la ministre Francine Charbonneau, ne s’est pas non plus formalisée du geste. L'élue a souilgné qu'elle est « une fille de Laval », laissant entendre que le geste du maire de Québec est « autre chose » que la corruption de l'ex-maire Gilles Vaillancourt.

La ministre estime que Régis Labeaume a seulement profité d’« une bonne occasion » de voir sa ville du haut des airs et elle se réjouit que les contribuables n’aient pas à en payer la facture.

Je suis un peu heureuse qu’il n’ait pas eu à débourser pour le faire parce que vous avez compris qu’un tour d’hélico, ça coûte des sous

Francine Charbonneau , ministre responsable des Aînés et de la Lutte contre l'intimidation

Le maire Régis Labeaume a qualifié le débat d'« insignifiant ». « Je n'ai plus rien à dire sur cette insignifiance », a-t-il lancé.

« Très imprudent »

Lundi, l’opposition à l'hôtel de ville de Québec a affirmé que Régis Labeaume a été « très imprudent ». Le conseiller Paul Shoiry soutient que le maire doit garder « une saine distance » avec les différents partenaires de la Ville.

En soirée, l’attaché de presse du maire, Paul-Christian Nolin, a apporté quelques précisions pour justifier la balade effectuée par M. Labeaume. Le vol avait pour but d’« explorer les possibilités de parcours », puisque la Ville songe à accueillir d’autres épreuves de ski de fond en 2019, a-t-il expliqué.

Le maire s’est défendu de tout favoritisme envers Québecor en disant qu’il embarquerait « avec plaisir » dans un hélicoptère de Radio-Canada, si la société d’État en avait un.

L’équipe de l’émission de radio matinale, Première heure, en a profité pour inviter M. Labeaume dans le véhicule de son chroniqueur à la circulation, surnommé le « tire-bouchon », afin de commenter les problèmes de congestion à Québec. Bon joueur, le maire a accepté l'invitation. La date de ce rendez-vous n’est pas encore fixée.

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