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Le gel salarial imposé par Brian Pallister enfreint la Charte des droits, selon un expert

Une infirmière soigne un patient.

Le syndicat des infirmiers et des infirmières du Manitoba est en pourparlers avec la province parce que son contrat arrive à échéance le 31 mars.

Photo : Radio-Canada / Claude Vickery

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gel des salaires pour les employés du secteur public, annoncé lundi par le gouvernement progressiste-conservateur, viole la Charte canadienne des droits et libertés, selon un professeur de l'Université du Manitoba.

En vertu du projet de loi sur la viabilité des services publics, les médecins et autres professionnels de la santé ne recevront aucune augmentation salariale pendant au moins deux ans. Par la suite, l'augmentation maximale est fixée à 0,75 % pour la troisième année, et à 1,0 %, pour la quatrième.

David Camfield, professeur associé au département de sociologie à l’Université du Manitoba, affirme que la perte salariale sera d’autant plus grande si le taux d’inflation est pris en considération. « Si vous ajoutez à cela l’inflation, cela signifie effectivement une perte nette de pouvoir d'achat des salaires pour beaucoup de personnes », dit-il.

Il est clair que cette mesure viole le droit des travailleurs syndiqués à négocier collectivement leurs salaires avec leurs employeurs et c'est un droit qui est protégé par le Charte des droits.

Une citation de : David Camfield, professeur associé au département de sociologie à l’Université du Manitoba

M. Camfield croit que les leaders syndicaux pourraient contester devant les tribunaux ce nouveau projet de loi sur la viabilité des services publics.

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