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Trump et la Russie : l’histoire qui ne veut pas mourir

Une affiche montrant les présidents américain et russe, Donald Trump et Vladimir Poutine

Photo : Reuters / Stevo Vasiljevic

Radio-Canada

La réponse du directeur du FBI, James Comey, est tombée comme une pierre, lundi matin, devant le comité de la Chambre sur le renseignement à Washington.

Une analyse de notre correspondant à Washington Christian Latreille

Oui, nous enquêtons, a déclaré Comey, sur la possible collusion entre des membres de l’équipe Trump et le gouvernement russe qui a interféré dans le processus électoral américain.

« Il y a maintenant un gros nuage au-dessus de notre système électoral », a affirmé un membre du comité, le républicain Mike Turner.

Six semaines après l'arrivée de Trump au pouvoir, le nouveau président des États-Unis et son entourage apprennent que le FBI est à leurs trousses depuis neuf mois. Une situation sans précédent et pour le moins embarrassante.

Cette histoire entre Donald Trump et la Russie ne veut tout simplement pas mourir. Et non sans raison.

Trump entretient une étrange relation avec Vladimir Poutine qui soulève beaucoup de soupçons.

Donald Trump est, tout d’abord, incapable de critiquer Poutine qui, de l’avis même des républicains, n’est pas un ami des États-Unis.

Tout le monde à Washington, sauf l’administration Trump, semble s’inquiéter de l’intervention de la Russie dans l’élection américaine. Alors, comment expliquer cette absence de sens critique de Donald Trump à l’égard de la Russie, lui qui ne se gêne pourtant pas pour attaquer ses ennemis?

Donald Trump, président des États-Unis 

Trump savait-il que les Russes planifiaient d’attaquer les ordinateurs du Parti démocrate et de rendre publiques des informations embarrassantes pour les démocrates?

Trump aurait-il une dette envers les Russes pour l'aide que ceux-ci lui auraient apportée afin de discréditer son adversaire Hillary Clinton?

Le nouveau président aurait-il promis à Poutine la levée des sanctions américaines contre la Russie en échange de l’appui de ce dernier?

Et pourquoi autant de membres de l’entourage du président américain ont-ils rencontré l’ambassadeur russe à Washington, Sergey Kislyak?

Michael Flynn, ex-conseiller à la sécurité nationale, Jeff Sessions, actuel ministre de la Justice, Jared Kushner, gendre de Trump, Carter Page, conseiller, et J.D Gordon, autre conseiller de Trump, ont tous rencontré l’ambassadeur au cours des derniers mois. Sans compter Roger Stone, un conseiller de longue date de Donald Trump, qui a admis dernièrement avoir communiqué avec Guccifer 2.0 sur Twitter.

Guccifer 2.0 serait un pirate informatique roumain qui aurait pénétré les ordinateurs du Parti démocrate. Les services de renseignements russes l’auraient utilisé comme paravent selon le New York Times.

« Donc, est-ce possible que tous ces liens et ces rencontres avec les Russes et l’équipe Trump ne soient que le fruit du hasard? » a déclaré le représentant démocrate Adam B. Schiff. Ou qu’au contraire, rien de tout cela ne soit coïncidence?

Il n’y a peut-être pas encore le feu, mais il y a certainement beaucoup de fumée.

Par ailleurs, les Américains auraient-ils dû savoir avant l’élection que leur police nationale menait une enquête sur l’entourage de Trump et possiblement sur le candidat Trump lui-même?

En octobre dernier, le directeur du FBI, James Comey, n’a pas hésité, en pleine campagne présidentielle, à rappeler publiquement que son organisation enquêtait toujours sur les courriels d’Hillary Clinton. Pour l’instant, l’administration Trump continue de nier qu’il y a eu collusion avec les Russes. Il ne s’agit que d’allégations.

Le directeur Comey a promis, peu importe le temps que cela prendra, d’aller jusqu’au bout de cette intrigante affaire qui empoisonne de plus en plus la vie de cette très jeune présidence.

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