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La réconciliation avec les Autochtones : l'affaire de tous les Canadiens

Le sénateur Murray Sinclair reconnaît qu'il y a eu du progrès, mais croit que le gouvernement pourrait agir plus rapidement pour respecter ses engagements.
Le sénateur Murray Sinclair reconnaît qu'il y a eu du progrès, mais croit que le gouvernement pourrait agir plus rapidement pour respecter ses engagements. Photo: La Presse canadienne / Adrian Wyld
CBC

Le sénateur Murray Sinclair croit que le gouvernement de Justin Trudeau pourrait faire mieux pour les Autochtones, mais qu'il appartient maintenant à l'ensemble de la population de transformer le projet de réconciliation en réalité.

Selon le sénateur, qui a présidé la Commission de vérité et réconciliation, le gouvernement fédéral a encore un long chemin à parcourir.

Un an après le dépôt de son rapport final, le sénateur Sinclair dévoilera l'essence de son rapport de suivi lundi à Toronto. Il demandera alors d'accentuer le mouvement de réconciliation.

Pendant six ans, la Commission a documenté l’expérience des survivants des pensionnats autochtones du Canada, dont le dernier a fermé ses portes en 1996.

On estime que des dizaines de milliers d’enfants autochtones y ont été victimes d’abus physiques et sexuels, et que près de 6000 d’entre eux y sont morts des suites de maladies et de sous-alimentation. Le rapport a même qualifié la politique canadienne envers les Autochtones de « génocide culturel ».

La Commission a publié son rapport final en 2015, lequel comprenait 94 appels à l’action.

« Nous n’avons pas livré le rapport final au gouvernement. Nous savions que le gouvernement serait lent à répondre… mais nous ne l’écrivons pas pour eux, nous l’écrivons pour le reste de la société », a déclaré le sénateur Sinclair.

« Il appartient à la société d’avancer et d’entreprendre les actions nécessaires. »

« Les actions parlent plus fort que les mots »

Un mouvement vers la réconciliation s’est amorcé, selon M. Sinclair, notamment au sein des institutions juridiques, des hôpitaux et des établissements d'enseignement postsecondaire offrant des formations liées aux compétences interculturelles.

« Les actions parlent plus fort que les mots », dit M. Sinclair.

« La réalité, c'est que nous cherchons vraiment des mesures qui font preuve de leadership, qui amènent les gens à s'asseoir et à prendre conscience, et à reconnaître qu'il y a un important processus en cours ici dont ils doivent faire partie. »

Le gouvernement libéral a promis de favoriser la mise en place des 94 appels à l’action, mais Sinclair est d’avis qu’il « n’est pas allé aussi loin et aussi vite qu’il aurait pu le faire ».

Où en sommes-nous maintenant?

Depuis leur entrée en fonction en 2015, les libéraux ont mis sur pied une enquête attendue depuis longtemps sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées et ont adopté la déclaration des Nations Unies sur les droits des autochtones. Ces deux mesures étaient comprises dans les appels à l'action de la Commission.

Les déclarations de Sinclair sont survenues en prévision de l’événement « Vérité et Réconciliation : Où en sommes-nous? » qui se tiendra lundi soir à Toronto et où le sénateur présentera un rapport de suivi des appels à l’action.

L’ancien chef national Phil Fontaine, un survivant des pensionnats autochtones à l’origine du procès collectif de plusieurs milliards de dollars qui a mené à la création de la CVR, et Dawn Lavell-Harvard, ancienne directrice de l'Association des femmes autochtones du Canada, présenteront également des discours lors de l’événement organisé par le groupe de réflexion sans but lucratif Mosaic.

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