•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Alex Harvey dans les yeux des autres

Alex Harvey

Alex Harvey

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

QUÉBEC - Alex Harvey est dans une classe à part quant à la popularité sur les plaines d'Abraham en fin de semaine. Des milliers de spectateurs n'en ont que pour lui. Ou presque.

Un texte d’Antoine Deshaies

On voit bien flotter quelques drapeaux norvégiens, américains et suédois, mais c’est le visage d’Harvey qu’on voit le plus souvent sur des pancartes tenues à bout de bras par des spectateurs.

Olive Lemire est venue avec ses filles et petits-enfants de Saint-Léonard d’Aston pour voir l’athlète québécois.

« C’est l’un des meilleurs du monde et j’admire ce genre de type, explique la sexagénaire, mordue de sport. Il est honnête et dit les choses telles qu’elles sont, bonnes performances ou pas. Il est plus grand que son père encore ».

Les qualités d’Harvey sont reconnues bien au-delà du Canada. Même en Norvège, capitale mondiale du ski de fond, le directeur général de l’équipe nationale a de bons mots pour Harvey.

« J’ai un énorme respect pour lui, explique Vidar Lofshus. C’est probablement le skieur qui passe le plus de temps loin de chez lui chaque année et il a toute mon admiration pour ça. »

Le fondeur québécois s’est d’ailleurs entraîné avec les Norvégiens avant la saison.

« On savait que ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne remporte un titre mondial, ajoute le directeur général norvégien. Il est tellement talentueux. J’espère qu’il a appris un peu en s’entraînant avec nous. Assurément, nous on aime s’entraîner avec les meilleurs et il en fait partie. »

Sa bonne humeur a aussi impressionné les Norvégiens.

Le fondeur français Maurice Manificat, vice-champion du monde au 15 kilomètres style libre en 2015, reconnaît aussi sa personnalité enthousiaste, mais surtout ses qualités de compétiteur.

Alex Harvey vu par le skieur français Maurice Manificat. Commentaires recueillis plus tôt cette semaine.

Une publication partagée par Radio-Canada Sports (@rc_sports) le

 

Un modèle dans l'équipe canadienne

Par ses résultats, Alex Harvey est le leader incontesté de l’équipe canadienne. Ses performances et son attitude font de lui un modèle pour le Yukonais Knute Johnsgaard avec qui il a gagné une médaille de bronze au relais plus tôt cet hiver en Suède.

« Je l’admire beaucoup parce que c’est un véritable passionné, dit Johnsgaard. Il se prépare bien toute l’année. C’est le coéquipier le plus important dans l’équipe parce qu’il tire tout le monde vers le haut. On veut le suivre. »

Sa passion est presque sans limites.

Alex Harvey pense et parle ski de fond du lever au coucher avec son ami et complice Devon Kershaw.

Alex Harvey dans les yeux de Devon Kershaw.

Une publication partagée par Radio-Canada Sports (@rc_sports) le

 

Et certaines, comme sa coéquipière Cendrine Browne, admirent Harvey pour bien d’autres raisons que ses résultats.

La fondeuse Cendrine Browne nous parle d'Alex Harvey.

Une publication partagée par Radio-Canada Sports (@rc_sports) le

 

Un athlète d’une grande intelligence

Pour Dominick Gauthier, directeur général de B210, une organisation qui appuie des athlètes d’élite, c’est l’intelligence d’Alex Harvey qui saute aux yeux.

Harvey a certes des qualités physiques extraordinaires, mais ce qui le démarque des autres, c’est qu’il s’implique grandement dans la gestion de sa carrière.

« Il questionne toujours les décisions prises, explique Gauthier. Non pas qu’il doute, mais il veut comprendre. Il fait partie du processus et ajuste ses stratégies en conséquence ».

À ses yeux, Harvey pourrait devenir entraîneur demain matin tellement il maîtrise tous les éléments du ski de fond.

Et derrière la carapace publique de gars serein et calme, se cache un lion féroce selon Gauthier, qui collabore régulièrement avec Harvey.

« Il est gentil dans la vie, mais derrière les portes closes, après une contre-performance, il doit parfois montrer sa colère. Tu ne peux pas dominer un 50 km comme il l’a fait en Finlande sans avoir un caractère de lion. »

« Pour gagner comme il le fait, il faut avoir quelque chose dans la tête que personne d’autre a. Lui, il l’a ».

Il a le talent et le caractère. Il excelle sur les bancs d’école en droit en plus d’être agréable et disponible.

On n’est pas loin du gendre parfait.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !