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Jason Kenney devient le nouveau chef conservateur albertain

Jason Kenney au lancement de sa campagne à la direction du Parti progressiste-conservateur de l'Alberta.

Jason Kenney était le favori de la campagne à la direction du Parti progressiste-conservateur de l'Alberta.

Photo : Radio-Canada / CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ancien ministre fédéral Jason Kenney a réussi son pari de s'imposer à la tête du Parti progressiste-conservateur qu'il veut maintenant remplacer par un nouveau mouvement d'union de la droite albertaine.

Un texte de Laurent Pirot

Jason Kenney a reçu 75,5 % des voix des délégués réunis à Calgary pour choisir leur nouveau chef. Richard Starke a, quant à lui, récolté 22 % des suffrages et Byron Nelson moins de 3 %.

Les opposants du nouveau chef des conservateurs n'ont pas réussi à convaincre les membres qu'une fusion de la droite était plus risquée que ce que Jason Kenney affirme.

Discussions sur l'union dès lundi

Jason Kenney veut lancer dès lundi des discussions avec le Wildrose, l'autre parti de la droite albertaine, en vue de la création d'une formation unique. Il affirme que cette union est le seul moyen pour les conservateurs de battre les néo-démocrates au pouvoir lors des prochaines élections provinciales prévues en 2019.

Le nouveau parti devrait être en place avant la fin 2017, selon le plan de la campagne de Jason kenney. « Nous avons réussi à créer le Parti conservateur du Canada en dix mois », a-t-il rappelé lors de son dernier discours avant le vote, afin de rassurer les militants inquiets de son calendrier ambitieux.

Jason Kenney entre sur scène lors de la convention du Parti progressiste-conservateur de l'Alberta, le 18 avril 2017.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jason Kenney entre sur scène lors de la convention du Parti progressiste-conservateur de l'Alberta, le 18 avril 2017.

Photo : Radio-Canada / Laurent Pirot

Son plan a séduit une grande partie des militants, mais il a suscité l'opposition de tous les autres candidats, y compris des trois qui se sont retirés de la course en cours de route.

Craintes chez les centristes

Les membres les plus centristes craignent aussi un glissement du parti vers une droite plus dure. « Nous parlons d'une coalition large, tolérante, diverse et attachée à la liberté d'entreprendre », a répondu Jason Kenney.

Une dame glisse une enveloppe dans une urne pour voter pour le nouveau chef du Parti progressiste-conservateur de l'Alberta.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des membres du Parti progressiste-conservateur de l'Alberta votent pour élire leur chef le 18 mars 2017.

Photo : Radio-Canada / Laurent Pirot

Un peu plus tôt samedi, une bonne partie de la salle avait hué son principal concurrent Richard Starke alors qu'il mettait en garde contre le risque de voir un éventuel parti de la droite unie reproduire les dérapages qui ont émaillé l'histoire du parti Wildrose. « Il faudra espérer qu'aucun de nos candidats ne dise que les homosexuels passeront l'éternité dans un lac de feu », a-t-il lancé.

Une partie des militants opposés à l'union de la droite entend continuer de s'opposer à la disparition du Parti conservateur lors des discussions qui devront avoir lieu prochainement avec les membres. C'est le cas de Richard Starke qui a affirmé vendredi qu'il resterait membre du parti jusqu'à ce qu'on arrache sa carte d'adhérent après sa mort.

D'autres ont déjà annoncé leur intention de quitter le parti et de continuer à militer, mais sous la bannière d'un autre parti plus progressiste. « Les centristes orphelins vont se chercher une nouvelle maison », assure l'ancien ministre provincial Thomas Lukaszuk, un centriste qui a soutenu la candidature de Richard Starke.

L'équipe de campagne de Jason Kenney minimisait ce mouvement au cours des derniers jours, évoquant une « frange marginale » représentant seulement 5 % des conservateurs.

Des membres du Parti progressiste-conservateur de l'Alberta assistent à la convention du parti, le 18 avril 2017.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des membres du Parti progressiste-conservateur de l'Alberta assistent à la convention du parti, le 18 avril 2017.

Photo : Radio-Canada / Laurent Pirot

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