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Distillerie Fils du Roy : un succès rapide et une reconnaissance internationale

L'entreprise Distillerie Fils du Roy, du Nouveau-Brunswick, connaît une croissance rapide et remporte une reconnaissance internationale inespérée en seulement cinq ans d'existence. Le reportage de Michèle Brideau.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La jeune entreprise Distillerie Fils du Roy, de la péninsule acadienne au Nouveau-Brunswick, connaît une croissance rapide et remporte une reconnaissance internationale inespérée en seulement cinq ans d'existence.

Fils du Roy a remporté plusieurs prix déjà pour ses spiritueux. L'entreprise familiale située à Petit-Paquetville vise plusieurs nouveaux marchés au Canada et en Europe.

Le copropriétaire Sébastien Roy, maître distillateur, maître brasseur et maître du chai, rêve de nouvelles saveurs et de nouvelles recettes de spiritueux.

« Ça ne m'a jamais satisfait juste de produire de l'alcool. Ce n'est pas quelque chose qui me motive à juste produire de l'alcool. Moi, c'est produire des goûts », dit-il.

Des goûts, il en a développé plusieurs avec sa vodka, son gin, son absinthe, son whisky et son rhum épicé à la mélasse verte. « Et j'ai ajouté d'autres mélasses et des épices pour donner le goût du rhum épicé », souligne M. Roy.

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La spécialité de Sébastien Roy est d'établir le goût des produits de la distillerie Fils du Roy

Photo : Radio-Canada

À ses côtés, sa mère, Diane, copropriétaire, est sa complice. Comme son fils, elle consacre beaucoup de temps et de passion à l'entreprise familiale.

« On place les étiquettes. On les remplit. C'est vraiment tout fait à la main. C'est tout le temps fait avec amour », indique Diane Roy.

Des produits primés à l'étranger

Diane et Sébastien ont lancé 28 produits depuis 2012. La plupart d’entre eux ont gagné des prix. Le gin Thuya, par exemple, est lauréat de la double médaille au Concours mondial des spiritueux de San Francisco, l'une des plus grandes distinctions de l'industrie.

« Bien souvent, je ne prends pas beaucoup de raccourcis. C'est souvent fait de la méthode qui est la plus artisanale. C'est souvent des ingrédients frais, des ingrédients locaux », précise Sébastien Roy.

La petite distillerie connaît une croissance rapide. Elle va d'ailleurs s’agrandir sous peu pour une troisième fois. Pour maintenir le rythme, les Roy ont décidé de brasser de la bière, un produit qu'on peut mettre sur le marché plus rapidement et qui sert en plus à fabriquer du whisky.

L'entreprise grandit, mais non son équipe. Diane et Sébastien tiennent à conserver le côté artisanal de leur distillerie. Ils n'ont que deux employés et ils reçoivent l'aide du père de Sébastien pour les livraisons.

L'économie de Petit-Paquetville et des environs reçoit un coup de main. De nombreux touristes explorent la région chaque été. De plus, Sébastien Roy donne aux fermiers les grains qui ont servi à la fabrication de ses produits.

« Il n'y a pas un gros profit à faire sur le boeuf. Ça fait que quand tu peux avoir du [grain] de même, c'est beaucoup », affirme Gilles Landry, de la ferme Gilles Landry et fils.

Expansion au Québec, et peut-être bientôt en Europe

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Jonathan Roy explique qu'il était plus simple pour Fils du Roy d'ouvrir une distillerie au Québec pour s'implanter sur ce marché.

Photo : Radio-Canada

Les produits Fils du Roy sont surtout vendus au Nouveau-Brunswick, pour l'instant. Afin de percer le marché québécois, la famille a ouvert, il y a deux ans, une toute petite distillerie à Saint-Arsène, près de Rivière-du-Loup, dirigée par Jonathan Roy, frère de Sébastien.

« Il y a des frontières virtuelles entre les provinces, et c'est plus facile pour nous de produire les produits directement au Québec et de les rendre disponibles à la SAQ que de faire traverser nos produits interprovinciaux », explique Jonathan Roy.

La famille Roy voit encore plus grand. Elle veut développer d'autres produits et conquérir d'autres marchés, par exemple en Europe. Tout cela pour le plaisir des goûts et des saveurs en famille.

D’après le reportage de Michèle Brideau

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