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Un Britanno-Colombien candidat à la présidentielle au Zimbabwe

Photo de Richard Kanyangu
Le résident de Kamloops Richard Kanyangu quittera bientôt la Colombie-Britannique pour aller faire campagne au Zimbabwe. Photo: Richard Kanyangu
Radio-Canada

Pasteur et infirmier psychiatrique, Richard Kanyangu, résident de Kamloops, en Colombie-Britannique, est convaincu d'être le candidat qui pourra détrôner Robert Mugabe aux prochaines élections présidentielles du Zimbabwe en 2018. Le chef de l'État est au pouvoir depuis 30 ans et brigue un nouveau mandat.

Parti du Zimbabwe depuis 1995, Richard Kanyangu estime avoir passé bien trop de temps à attendre de voir un changement dans son pays, en vain. Il dit n’avoir « pas d'autre choix » que de se présenter lui-même aux plus hautes fonctions de l’État pour enfin faire bouger la situation.

« Après 20 ans à observer, j’ai réalisé qu’il fallait quelqu’un comme moi si on voulait voir quelque chose de positif sortir de ce pays », a-t-il expliqué au micro de CBC.

Premier ministre de 1980 à 1987, puis président depuis cette date, Robert Mugabe, 93 ans, est le plus âgé des chefs d'État d'Afrique et du monde encore en exercice. Certaines critiques remettent en question sa capacité à gouverner à cause de son âge avancé.

Le chef de l’État est également très critiqué notamment pour sa gestion de l’économie dont l'hyperinflation (230 millions %) des dernières années a conduit le pays à devoir abandonner sa monnaie en 2015. Elle est aujourd’hui composée d’une combinaison de dollars américains, de rands sud-africains et de yuan chinois.

Offrir une nouvelle vision

« Nous avons touché le fond », affirme Richard Kanyangu qui souhaite offrir une nouvelle vision de la politique grâce à son parti fraîchement créé, le Unity Party.

« La plupart des gens au Zimbabwe ont régularisé leur situation aujourd’hui, parce qu’il a bien fallu vivre avec cette situation. Mais il faut quelqu’un, à la tête de ce pays, qui a une perspective différente sur ce qu’il se passe, quelqu’un qui croit en la possibilité de changer ce statu quo », conclut-il.

Le Britanno-Colombien quittera le Canada pour retourner faire campagne au Zimbabwe au printemps.

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